PRÉFACE. XIII
du baron Adam de Dietrichstein , que l'empereur Ferdinand P'' envoya en Espagne, à la fin de io63, pour y remplir à la fois la charge de son ambassadeur et celle d'ayo ou gouverneur des archiducs Rodolphe et Ernest , ses petits-fils. Déjà , à l'époque où Dietrichstein quittait Vienne, il s'agissait du mariage de l'archiduchesse Anne, sœur de ces princes, avec don Carlos, mariage qui, un peu plus tard, fut convenu entre les deux cours : il était donc permis de supposer que l'envoyé d'Autriche avait reçu la recommandation d'instruire régulièrement la maison impériale de tout ce qui se rapportait au prince des Asturies.
La direction des archives de cour et d'Etat à Vienne mit la plus grande complaisance à me procurer copie des lettres du baron de Dietrichstein. Déjà elle m'avait fait parvenir celles qui concernaient l'emprisonnement de don Carlos, lorsque parut à Leipzig un recueil de documenis (') où toutes les dépêches de Dietrichstein,
{') Quellen zur Gescliichte des Kaisers Maximilian II. in Archiven gesaiiimelt und erlUutert von M. Koch; Leipzig, Voigt et Giinther, 1837; in-8» de vi et 303 page?. Les lettres de Dietrichstein remplissent les pages !0!)-2l7 ; elles sont au nombre de quatre-vingt-neuf.
depuis le 19 novembre 1565 jusqu'au 25 mai 1568('), étaient insérées. Ce recueil avait pour auteur 31. Matthias Koch, de Stuttgart , qui, dans ces dernières années, a publié difïérents écrits sur le règne de Philippe II (-). On verra de quel secours il m'a été. par les citations que j'en ai faites.
Les correspondances du nonce, des envoyés de France et de l'ambassadeur d'Autriche, jointes aux papiers d'Etat que j'avais rapportés de Simancas , c'était là déjà une collection de matériaux d'une haute valeur. Grâce au concours d'hommes aussi obligeants que zélés pour la science historique, elle s'augmenta notablement encore.
M. le chevalier de Mutinelli, directeur général des archives de Venise, eut la bonté de faire transcrire pour moi les principales dépêches de Paolo Tiepolo et de Sigismondo Cavalli, qui étaient ambassadeurs de la sérénissinie république en Espagne : le premier.
(') Il n'y a pas de lettre de Dietrichstein sur la mort de don Carlos, aux archives de Vienne.
(^) Notamment: Uiitersuchiingen icOer die Empôrunij iind denAbfall der Niedeiiandc von Spnnien ; Leipzig, Voiglet Giinlher, 1860; in-8" de XII et 219 pages.