‹ Don Carlos et Philippe II (volume 4)Chapitre 91 sur 146 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Cependanl Marie Stuart avait refusé les offres de mariage des ducs de Nemours et de Ferrare, princes qu'elle trouvait trop petits et trop faibles pour elle elle n'avait pas accepté davantage le comte d'Arran que la reine d'Angleterre voulait lui faire épouser (') Le mari qu'elle désirait — elle ne s'en cachait point — était don Carlos (-) : le prince des Asturies lui paraissait, de tous ceux qui prétendaient ou pouvaient prétendre à sa main, le seul qui fût en position de fortifier son trône. Ses ministres, la plupart des seigneurs et la grande majorité de ses sujets partageaient sur ce point sa manière de voir. Les Français s'étaient fait délester en Ecosse 5 les Anglais n'avaient jamais pu s'y faire aimer : la nation écossaise , pour s'affranchir de la tyrannie des uns, de l'arrogance des autres, et

doce deste,.... y quedé satisfecho con lo que me escribe V. A. cerca del casamiento de! principe mi sobrino con mi nieta, y con la respuesta que CD él se diô à Martin de Guzman, teniendo esperanzaque Nuestro Senor darà salud al principe mi sobrino, y queâ su tiempo se acordarâ V. A. de este negocio. « (Lettre écrite de Prague, le 30 mars 1562 : Coleccion de ilocumenlos inéditos, t. XXVI, p. 441 .)

(') Histoire de Marie Stuart, par M. Mignet, t. I, p. 450.

(^) « Dice Moreta (ambassadeur de Savoie) que ella esta puesta en casarse rauy altamente, y que no disimula lo del principe nuestro senor. « (Lettre d'Alvaro de la Cuadra, évêque d'Aquila, ambassadeur de Philippe H a Londres, au cardinal de Granvelle, du 3 janvier 1562 : Arch. de Simancas, Estado, leg. 815.) — « Este Moreta me dice que, cuando alla estuvo , le habluron de propôsito algunos consejeros de la reyna en el casamiento del principe nuestro senor, y le certificaron que nohabia hombre en el reyno, catbôlico ni hj;rege (sacado cl conde de Harem) que no lo desease en estremo, y que la reyna misma esta con este pensamiento y esperanza : por lo cual diô poca audiencia al casamiento del duque de Ferrara, para el cual habia ido alla Moreta, etc. » (Dépêche de l'évêque d'Aquila au roi, du 27 janvier 1562 : md.)

faire valoir les droits de la maison de Stuarl au trône d'Angleterre, appelait de ses vœux une alliance avec l'Espagne ('). Les protestants, malgré leurs scrupules sur l'article de la religion, pensaient à cet égard comme les catholiques : la seule chose qu'ils demandassent, c'était que la reine ne sortît pas d'Ecosse jusqu'à ce qu'elle eût des enfants; elle pourrait alors, en les y laissant , aller où bon lui semblerait Q. Mais ces dispositions , ces vœux de Marie Stuart et de la nation écossaise ne pouvaient aboutir à rien, s'ils n'étaient pas portés, d'une manière officielle, à la connaissance du roi Philippe : or, il semblait à Marie qu'elle compromettrait sa dignité de femme, en faisant la première démarche, et ses oncles de France n'osaient agir pour elle, de crainte du ressentiment de Catherine de Médicis Q. Un instant elle eut la pensée de se mettre

(') « Escoceses nos desean, y aborrecen à Franceses , y â Yngleses quieren como suelen. Y porque veen agora de acordio â Franceses y Yngleses contra elios, aunque con diverses fines, proveen la hora de meterse debajo de la mano del rey nuestro seûor, para egecutar [sic] à estos, y librarse de la tirani'a de los otros. » [Lettre de l'évéque d'Aquila au cardinal de Granvelle, du 17 janvier -1562 : Arch. de Simancas, Estado, leg 816.)

(^) u Dice Moreta que, preguntando â la reyna como tomarian este casamiento los hereges del reyno , le respondiô que muy bien , y que, aunque les pesase por lo de la religion, era tantolo queatendian â la egecucion de su derecho en este reyno, que no harian difieultad en esto, cou que estuviesen seguros que esta no saliese de Escocia , sino cuando hubiese ya hijos; que entonces, con quedar alla sucesor, la dejarian à elia ir donde quisiere ; y desta opinion dice este que es milord Jaimes, y todos 0 la mayor parte de los seûoresdei reyno.... » (Lettre de l'évéque d'Aquila au cardinal de Granvelle, du 3 janvier 1362, ci-dessus citée.)

(^) « .... El Ledinlon se calentô mas en el negocio, diciendo que, si po habia hablado en él hasta agora, era por no ser licito â las mugeres

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