CHAPITRE VIII. 2oa
de ses lîls épousât la reine d'Ecosse, ils s'y emploieraient très-volontiers , lui , son frère et sa mère ; que ce mariage leur paraissait convenable sous tous les rapports, qu'ils n'en sauraient imaginer de meilleur, qu'ils étaient certains que la reine-mère et le roi de France l'approuveraient et le favoriseraient ('). L'empereur alors proposa, pour la reine, l'archiduc Charles, qui pouvait, mieux que son frère Ferdinand, résider en Ecosse, et il fut convenu que le cardinal enverrait à sa nièce, par la voie de Flandre, la même personne de confiance qui déjà s'était rendue auprès d'elle ("), afin qu'elle fît tenir, aussitôt que possible, à lui, à son frère et à leur mère, un pouvoir suffisant pour conclure le mariage (').
(') » Por conclusion, dijo que, si yo queria procéder en este casamiento por uno de mis hijos, que lo podia hacer, y que su madré y hermano y él lo procurarian de muy buena gana, como casamieuto que les parescia à proposito para todas parles, y el mejor queellospodian pensar, y que sabian que dél se holgariau la reyna y rey de Francia, y lo amarian de favorescer. » (Lettre de l'empereur à Philippe II, du 9 mars 1563edéjà citée.)
(^) C'était un gentilhomme français, nommé de Crocq, qui avait été au service de Marie Stuart, pendant son séjour en France. Il passa par Londres, se rendant en Ecosse, dans les premiers jours du mois de mai 1563.
L'évéque d'Aquila , en l'annonçant à Philippe II , ajoutait : « El « embaxador de Francia me ha dicho que este Krok lleva un despacho « del rey de Francia para la reyna, por el quai le persuade â dar oydos « al casamiento del archiduque Carlos, persuadiéndola à ella con muchas « razones. Dice que la respuesta que el emperador ha dado al cardenal « de Lorena sobrello ha sido que, si la reyna es contenta, él embiarà « sus embaxadores â Escocia à tratar del négocie ; y me certifica el « dicho embaxador que es assi, y que él ha visto todo el despacho y « instrucciones.... » (Lettre du 9 mai 1563, dans le registre Négociations d'Angleterre, t. I, aux archives du royaume de Belgique.)
(') « Le respondimos que en cuanlo tocaba à la reyna de Escocia cop
Les pourparlers d'Inspruck furent divulgués en Angleterre par l'ambassadeur de France, à qui Catherine deMédicis en donna avis ('), et bientôt après en Ecosse. Ils produisirent dans ce dernier pays une fâcheuse impression. j\i la reine ni la nation écossaise ne trouvèrent à leur gré un prince, né en Allemagne, qui n'avait que la cape et l'épée, et dont le seul mérite consistait à être parent du roi d'Espagne (■); Marie Stuart, pour apaiser les esprits, assura qu'elle était dans une entière ignorance de ce que le cardinal , son oncle , avait négocié, et elle en témoigna son mécontentement (^).
uno de mis hijos, que es verdad que Polviler lo habia propuesto, y que pues viamos su buena voluntad que ténia él y su madré y hermano , por mucbos respectes lo teniamos por mejor con Carlos, y principalraente que podria mejor residir con la reyna y aquel reyno que do Fernando, de manera que vino tan adelante la plâtica que venimos â resolvernos en que el enviaria luego de aqui, por el camino de Flandes, aquel criado do la reyna que lenia aqui consigo, y con él le avisaria desla nuestra buena respuesta, y la aconsejaria y pediria que luego enviase poder suficiente à su madré, hermano y à él para poder concluir el dicho casamiento.... » (Lettre de l'empereur du 9 mars ]b6i, déjà citée.)
{') Lettre de l'évéque d'Aquila à l'empereur, du -10 avril 4363. (Arch. de Simancas, Eslado, leg. 816.)
(*) « .... ApuntàndoleOuadra (à Lethington) lo del archiduque Carlos, le respondio que tampoco cuadraria a su ama ni â su reyno, pues se sabe que no tiene de bueno mas que el deudo de S. M. « (Précis d'une lettre de l'évéque d'Aquila au roi, du tS mars loGS : Arch. de Simancas, Estado, leg. 816.) — « Lelintou me dijo clara y afirmativamente que la reyna su ama no holgaba de casar con hombre nacido en .\lcmania, y especialmeute con quien no ténia sino la espada y la capa. » (Lettre du même évéque au comte de Luna, du 17 juillet 1563 , dans la Coleccion de documentos inéditos imra la historia de Espaîia, t. XXVI , p. 451.)
(^) 0 .... Arfo ha tenido que hacer la reyna en satisfacer los Escocesesen este caso (ei casamiento del archiduque) , diciéndoles cjue ella no sabe nada de lo que el cardenal ha tradado ; pero esto no .se le crée