‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 107 sur 358 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

» Outre le latin, qu'elle savait et parlait bien, elle était instruite dans rhistoirc, connaissait les langues vivantes, » excellait dans la musique, chantait fort agréablement en » s*accompagnant du Juth, et composait des vers que louaient » Ronsard et du Bellay. D'un esprit vif et ouvert, d'un ca- » ractère insinuant et aimable, elle était Tornemcnt de la » cour, dont elle faisait les délices *. * A ce portrait de Marie Stuart, tracé par un éminent historien, nous ajouterons qu'elle pouvait être regardée comme un des plus brillants partis de l'Europe, car elle apportait en dot à son mari un royaume et des droits éventuels à la succession de la couronne d'Angleterre.

Catherine de Médicis fut informée des communications faites à l'ambassadeur d'Espagne au nom des princes lorrains; elle écrivit aussitôt à l'évêque de Limoges, afin qu'il se mît en peine de savoir l'accueil qu'elles recevraient de la cour de Madrid*; elle eut soin aussi, comme c'était sa coutume, de réclamer Tintervcntion de la reine sa fille. Elle l'exhorta' à agir de concert avec l'évêque; elle désirait que l'un et l'autre usassent de tous les moyens qui étaient en leur pouvoir pour faire écarter les propositions de la maison de Guise. Cette affaire lui tenait extrêmement au cœur : « Il » n*y a rien — mandait-elle à l'évêque — que je ne veuille

p plutôt lanter et bazarder que de veoir ce qui me desplai- » mit tant, et qui nous seroit à elle (Elisabeth) et à moy si • dommageable, et à ce royaulme aussi ^ » Elle se

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