Histoire de Marie Stuart, t. I, pp
2. Lettre du 19 décembre loCO, dans les jyégociations, lettres et pièces diverses relatives au régne de François II, etc., p. 787.
3. Lettre du 1« avril 1560 (1561, n. st.), dans [es Négociations^ lettres, etc., p. 844.
Le 12 janvier précédent, Chantonay écrivait à Philippe II : « La reyna » (iene grandes celos del casamiento del principe d*Espana con la reyna
plaignit au cardinal do Lorraine lui-même qu'on parlât d'un nouveau mariage pour la reine d'Ecosse, lorsque la cendre du roi son époux était à peine refroidie : le cardinal lui répondit qu'il n'en savait absolument rien, mais qu'il n'était pas étonnant que le mariage d'une reine fut le sujet des conversations, car on s'occupait de celui de la moindre (lame de la cour K Alors, ainsi qu'une de ses lettres nous l'apprend, elle mit en œuvre des moyens détournés pour faire renoncer les princes de Lorraine à leur dessein ; elle ne nous dit pas quels étaient ces moyens, mais ils durent être habilement choisis, puisqu'elle parvint à son but 2. Au moment où Marie Stuart quittait la France, elle
Marîa. » (Archives de l'Empire, à Paris, collection de Simancas, B 12, no 64.)
1. « He sabido que Iian pasado algunas palabras, sobre el casamiento del principe d'Espana con la reyna Maria, entre la reyna y el cardenal, quexandose la reyna de que todo el mundo hablava en este casamiento, y diziendo que le parecia que salian muy temprano estas vozes. El cardinal respondio que no sabiacosa nlnguna dello, pero que no cra maravilla que se ecliasse juizio sobre ol casamiento de una reyna, pues se echaya sobre el de la menor dama de la corte... » (Lettre de Ghantonay k Philippe II, du 12 janvier 1561 : Archives de l'Empire, à Paris, collection de Simancas, B i% n« 64.)
2. Elle s'exprimait ainsi dans une lettre du 3 mars 1560 (1561, n. st.) à l'évoque de Limoges, après avoir dit qu'elle voulait qu'on sût à Madrid combien elle avait à cœur le mariage de sa fille Marguerite avec le prince d'Espagne :.« Au moins, cela servira pour rompre Vautre coup (le mariage » de Marie Stuart), auquel je donneray de deçà sourdement tout Tordre » que je pourray : el jà y a si bon commencement, queceulx qui ont mis » en avant cesto menée, et celuy mesme à qui elle touche, sont bien » empeschez à couvrir ce qui y est, et s'i monstrent si refroidii qu'ils » veuillent faire croire qu'il n'en est rien, ou endormir la chose, jasqnes » à ce qu'ils y croient plus d'asseurance. » (Négociations, lettres, etc., p. 818.)
Quatre années après, lord Lelhinglon, premier ministre d'Ecosse, causant avec l'ambassadeur de Philippe II à Londres, don Diego €nxman de Silva, lui dit que la reine-mère avait fait appel aux sentiments patriotiques du cardinal do Lorraine et du duc de Guise ; qu'après leur avoir représenté que, si leur nièce épousait le prince d'Espagne, il pour-