CHAPITRE VIII
objection grave pouvait cependant y être faite : dona Juana comptait dix ans de plus que son neveu .*. Malgré cela, les Espagnols, se ressouvenant de la prudence, de la sagesse, de la justice qu'elle avait déployées dans le .gouvernement de la monarchie à une époque difficile, lui étaient généra-^ lement favorables *.
Nous ne comptons pas, parmi les princesses qui aspiraient à la main de don Carlos, Elisabeth d'Angleterre; car nous ne saurions, en vérité, prendre au sérieux le reproche que cette reine faisait à don Diego Guzman de Silva, ambassadeur de Philippe II à sa cour, qu'on ne l'eût pas proposée au prince d'Espagne s. Jamais Elisabeth ne voulut réellement s'assujettir aux liens du mariage, et don Carlos aurait été le dernier qu'elle eût accepté pour époux.
Le fils de Philippe II n*était pas d'humeur à so laisser
decir à S. M. y à V. M » (Dépêche do don Luis Sarmiejito de Mendoza
écrite an roi, de Lisbonne, le 18 jain 1556 : Archives do Simancas, EstndOy leg. 378.)