‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 146 sur 358 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

cour, pour n'en pas supporter la dépense * ; on a dit que sa maison semblait être plutôt celle d'un pauvre gentilhomme que d'un grand roi ^ ; on a ajouté que les murs de son palais étaient nus en été, et que, s'ils étaient tendus ^ hiver, c'était plutôt afin de parer au froid que pour la décoration des appartements 3. Combien il serait à souhaiter, pour sa mémoire, que l'histoire n'eût pas d'autres reproches à lui faire !

Dans le gouvernement de ses États, il ne suivait pas le même système que l'empereur son père. Charles-Quint avait toujours eu un ministre chargé de la principale direction de ses affaires : il ne voulut avoir que dès conseillers qui lui donnassent leur avis lorsqu'il lui plairait de les consulter, et sur les choses dont il jugerait à propos qu'ils prissent connaissance, se réservant de dicter lui-même ses déterminations à ses secrétaires, avec lesquels il travaillait directement. ^

Deux dé ces conseillers toutefois, le prince d'Ebpli et le duc d'Albe, jouirent, au début et dans les quinze premières années de son règne, d'une influence considérable auprès de lui. J'ai parlé plus haut du prince d'Eboli *. Le duc d'Albe avait été beaucoup employé par l'empereur ; il avait une expérience consommée des affaires militaires et politiques ^; c'était « un » grand personnage, » selon le mot du cardinal de Granvelle ^.

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