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5. <c II duca d'Alva, graye d'età, cognizione ed esperionza , avanza d gran langa tutti gli altri di reputazione e di consiglio. » (Relation de Paolo Tiepolo, déjà citée, p. 68.)
6. Lettres de Granyelle au prieur de Beilefonlaine, t. I, p. 318, à la bibliothèque de Besançon.
ilO DON CARLOS ET PHILIPPE II
Ruy Gomez et Fernando Alvarez de Tolède prétendaient toos deux à la prépondérance dans le conseil; l'opinion de l'un était assez ordinairement opposée au sentiment de l'autre K Philippe, comme j'en ai fait l'observation ailleurs, ne voyait pas avec déplaisir cette rivalité de ses ministres ; il y trouvait, au contraire, l'avantage de les tenir plus sûrement dans sa sujétion, d'être moins accessible à des surprises, de connaître mieux la vérité sur les choses dont il lui importait d'être éclairci *. Dans les matières d'État, de guerre et de gouvernement, il déférait surtout aux avis du duc d'AIbe; dans les concessions de grâces et la distribution des honneurs, il s'en remettait volontiers à ce que lui proposait le prince d'Eboli 3.
Peu après le retour du roi en Espagne, le duc d'AIbe réussit un instant à écarter Ruy Gomez du maniement des affaires d'État ; déjà il se flattait que son crédit serait désormais sans partage. C'était se méprendre étrangement sur le caractère du maître. Un jour que le roi était enfermé avec le secrétaire Erasso ^ , le duc se présenta à la porte de sa chambre. Il en avait une clef comme grand majordome, mais
1. Relation de Michèle Sniiano, dans les Relatiom dê$ ambattadewn vénitiens, p. 130, et d'Antonio Tiepolo, ihid,, p. ISO.
2. Correspondance de Philippe II sur les affaires des Payè^BM, t. l,
p. LIX.
3. « Siccome nelle cose di gnerra e nelle risolozioni importanti di cose di Stato, deferisce sempre più il consiglio, e il re medesimo, al dnca d'Alya, perché ha più esperienza cbe Ruy Gomez, cosi in contrario nelle cose di grazia, di danari, di mercedi, di pagamenti e simili, per l'afléiione del re, ha Ray Gomez sempre il meglio. » (Relation d'Antonio Tiepolo, de 1567, dans les Relazioni degli ambaseiatqri veneti, série I, t. V, p. 147.)
4. Francisco de Erasso était conseiller au conseil des finances, secrétaire des conseils des Indes et des ordres, et, depuis que Juan Vaiqaes s'était retiré, il remplissait aussi la charge de secrétaire d'Ëtat pour les affaires de Castiile. (Voy. les Relazioni degli ambaseiatori venetit sér. I,
. V, p. 65.) — r Erasso était fort en laveur auprès du roi à cette époqae, ifiaif 'i<»i)nia 'f fut disg'^'^'é