Relation de Giovanni Soranzo
3. « .... Si serve anco spessissimo il re dei consigli del dottor Vclasco, massimè quando occorre trattar in jure e far scritturo d'importanxa în cose ardue, per esser grandissimo valentuomo e gran jurista.... » (Relation de Sigismondo Cavalli, déjà citée, p. 182.)
4. oc Grave persona de nuestros tiempos.... » {Obras y relaciones, p. 71, édition de 1631.)
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» que, dans les dangers de la guerre, la présence du prince » calme et modère, excite et anime les plus et les moins » courageux. Dans les conseils d'État il en est tout autrement. » Si le prince y assiste , les conseillers ne découvrent pas » autant leurs intentions et leurs fins : chose de grande im- » portance pour le succès des résolutions que prennent les » princes. Mais cela s'entend en ce sens, que le prince a un » serviteur fidèle et dévoué, qui lui rapporte tout ce qui se » passe *. » Et ce « serviteur fidèle et dévoué, » Philippe l'avait alors dans la personne d'Antonio Ferez lui-même; il l'avait également en Gabriel de Zayas, son autre secrétaire d'État,, comme il l'avait eu, avant eux, en Gonzalo Ferez, père d'Antonio.
Il exigeait, d'ailleurs, de ses secrétaires une abnégation égale à leur dévouement, ils ne pouvaient penser que par lui et pour lui. Les lettres particulières qui leur étaient écrites, ou qu'ils écrivaient, devaient être mises sous ses yeux aussi bien que les dépêches officielles.
Il voulait surtout que ceux que leur charge rendait dépositaires des secrets de TÉtat eussent une conduite et des mœurs qui fussent des garants de leur discrétion : par ce motif, à la mort de Gonzalo Ferez 2, il hésita à donner sa place à son fils, malgré la bonne opinion qu'il avait de ses talents et les recommandations instantes du prince d'Eboli ; sa répugnance se fondait sur ce qu'Antonio était jeune en-
i. ANTONIO Ferez, Ohras y relaciones, p. 449.
Tout le monde n'en jugeait pas à cet égard comme Philippe II. L'ambassadeur vénitien Lorenzo Priuli; dans la relation qu'il lut au sénat le S^ juin 1576, signale avec détail les inconvénients graves qui résultaient, pour la bonne expédition des affaires, de la règle que s'était faite ce monarque de ne point assister aux assemblées de son conseil. Voy Relazioni degli ambasciatori veneti^ série I, t. V, p. 253.