‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 155 sur 358 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Si le soin de vfvre en bonne intelligence avec ses voisins formait l'une des bases de son système politique, et s'il voyaitavec déplaisir toute altération de l'ordre de choses existant en Europe ^ il y avait un point qui faisait plus particulièrement encore l'objet de ses préoccupations : c'était le maintien, dans toute leur pureté, dans toute leur intégrité, du dogme catholique et de l'autorité du saint-siége en matière de foi. Animé pour la religion d'un zèle qu'il poussait jusqu'au fanatisme — nous en avons déjà fait la remarque *, — il se croyait appelé à être le bouclier de l'Église, dans un temps où elle était attaquée de toutes parts, et il était autorisé à le croire par le langage du souverain-pontife lui-même^. De là les mesures acerbes qu'il prit afin que l'hérésie ne pénétrât point ou ne s'étendît pas dans les provinces soumises à son sceptre ; de là son intervention dans les discordes religieuses de la France, qui commença

c Ha sempre S. M. môstrato ranimo inclinato a conscryar gli Stati suoi » con la pace, e non ad ampliarli con la guerra. »

1. « Ê nimicissimo di sentir rumori u innovazioni nella cristianità, ne puô aver maggior dispiacero chc quando gli van negozj tali per le mani. » (Relation de Sigismondo Gavalli, déjà citée, p. 183.)

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