‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 198 sur 358 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

» bien de la chrétienté et le remède aux maux présents, une » si bonne correspondance, un respect et un amour si réci- • proques entre nous, que Ton n'en arrive jamais à de tels » termes et Ton ne donne lieu à de pareils déplaisirs : car » il n'en peut résulter qu'un grand desservice envers Dieu » et un grand contentement de tous les mauvais, lesquels » ne désirent autre chose que de faire entrer la défiance » dans nos esprits et nos volontés, de l'union desquels » dépendent leur châtiment, le recouvrement de ce qui » est perdu, la conservation et l'accroissement du saint- » siège *. »

i. « Hablareis al^imismo a Sa Santidad sobre todas estas cosas, mosirândole gran sentimiento en todas ellas, con las palabras que para este eflfecto vereis convenir, y preveniendo en todo lo que pudiéredes, con vuestra prudencia y destreza, para que Su Santidad use de medios convenientes de aqui adelante, y no violentos como estos, diciéndole las mismas palabras como aqui se os dicen, y dandole a enlender que, âpretândonos fuera de tiempo y sazon y sin considcracion (que todas estas partes ha tenido la negociacion que el dicho obispo nos ha propuesto, por la via y en la forma que lo ha hecho), no podré seguir en todo la voluntad de Su Santidad : que séria cosa que yo sentiria en gran manera y querria escusar por todas las yias possibles. Y en todo ello haveis de cargar la mano tan de véras que entienda Su Santidad,, como deseamos, qaan sentidos quedamos de que se haya usado con nosostros una tal forma de procéder, y tan agena de nuestra condicion, y no dévida al amor, respelo y observancia con que yo he Iratado y trato siempre con Su Santidad, pues veis de la importancia que es que ni Su Santidad ni los que estân cerca y le aconsejan piensen que este es el camino por donde nos podrân. Uevar adônde quisieren , y que conozcan quanto. se ha aventurado y errado en esto, y se prevenga para lo de adelante, por lo mucho que importa al servicio de Dios, al bien de la christiandad y al remédie de los maies présentes, que haya tan buena correspondencia y un respecte y a.mor tan reciproco entre nosotros, que no se llegue jamàs a taies termines ni dé lugar a semejantes sentimientos, pues dellos no puede resuUar sino ïïiacho desservicio de Dios y gran contentamiento à todos los malos,^ que tko desearan otra cosa sino ver puesta sombra en nuestros animes y voîuntades, de cuya conjunction y conformidad dépende el castigo dellos, el feparo de lo pérdido, y cl augmente y conservacion dessa santa sede... » (Lettre du 2rf novembre 1566.)

Dans sa lettre du 23 décembre, dont nous avons déjà (^pnné un extrait,

Depuis longtemps déjà, Berghes et Montigny s'étaient convaincus que leur présence en Espagne n'était d'aucune utilité aux intérêts de leur patrie; plusieurs fois ils avaient supplié le roi de trouver bon qu'ils prissent congé de lui. Berghes avait des raisons particulières et graves d'insister sur cette demande : tandis qu'il se trouvait jiu château de Valsain, il était tombé malade au point que, pendant plusieurs jours, on avait désespéré de sa vie * ; il ne s'étaitrétabli qu'avec peine ; sa faiblesse était encore extrême * ; Taîr natal, au jugement des médecins, pouvait seul le rendre à la santé. Lui et Monligny renouvelèrent leurs sollicitations auprès du roi ; ils écrivirent à la duchesse de Parme afin qu'elle intercédât en leur faveur, rappelant à»la gouvernante les promesses qui leur avaient été faites, lorsqu'ils avaient consenti à venir en Espagne ^. Vaines prières ! Réclamations infructueuses * ! Le sort des deux seigneurs belges élait

le cardinal de GranvcUe dit au roi : « Le grand 'commandeur s'est très- » bien acquitté de la charge que Votre Majesté lui a donnée; il a mis sous » les yeux de Sa Sainteté la lettre originale de Votre Majesté, avec une » traduction en italien, parce que Sa Sainteté n'entend pas bien Tespa- » gnol.... A la vérité, c'est un grand ministre et qui sert avec beaucoup » de zèle » (El comendador mayor hizo muy bien el ofiîcio en lo que V. M. le mandô sobres to, y le Uevô la car ta original y la translacion délia en italiano, porquc el espanol no le entiende bien.... Y à la verdad él es gran ministro y sirve con gran zelo).

1. Voy. la lettre d'IIopperus à Yiglius, du A octobre 1566, dans Joath, Hopperi Epistolœ, p. 104, et celle d'Alonso de Laloo au comte de Hornes, du 20 septembre, ci-dessus citée. — Tisnacq écrivait à Viglius le 24 septembre : a Monsieur le marquis do Berghes a esté à Textrôme et jà » condamné par les médecins.... »

2. a Siro, dernièrement que je fus chez le roy vostre frère, le marqais de fierghes et le sieur de Montigny venoient de parler à Sa Majesté pour leur congé, duquel ils eurent bonne espérance.... Ledict marquis ne se peut guèrcs bien remectro en sa première santé, ains chemine avec le bas ton en la main.... » (Lettre de Fourquevaulx à Charles IX, du 18 janvier 15G7.)

3. Correspondance de Philippe II y etc., t. I, pp. 498, 504, 513| 518.

4. La duchesse de Parme, qui, dans ses lettres en français, expédiées

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