Voy. p
2. Il conle di Modica gli ayeva venduto uno attrezzo di letto 0 di caméra fatto in Milano, del yalore di i^SOO scudi, e il principe Tavaya compero 20,000 scudi, ed aveya mandato a ricercar Niccolo di Grimaldo cbe gli prestasse li danari per pagar il conte ; il quale Niccolo lo fece subito, e con parole di complimento rende grazie a Sua Altezza, ofiferendoli sempre tutto qaello che per lui se poteva. Il principe, appicandosi sopra
cher, celte fois encore, de faire sentir à son fils l'irrégularité, Tinconvenance de ses procédés*. Cette leçon ne porta pas plus de fruit que les précédentes : peu de temps «iprès, don Carlos s abandonna à un nouveau caprice; il acheta de Fernando Rodriguez Cadcyra, marchand portugais, un diamant du poids de trente-neuf carats, au prix de vingtcinq mille écus, sans avoir le moyen de payer la moindre partie de cette somme *.
Vcnegas arriva à Vienne le 10 juillet. L'empereur etTimpératrice étaient à Presbourg ; il alla les y trouver. Après qu'il leur eut exposé l'objet principal de son ambassade ^, Maximilien lui fit, de bouche, une réponse qu'if jugea à propos de lui remettre ensuite par écrit; et, comme il ne se fiait pas à la discrétion de son secrétaire espagnol, il la fil rédiger en latin, puis il la traduisit, lui-même en espagnol
queste oiïcrte, gli mandô a domandar cenlo mila scudi ; e facendo Niecolô di Grimaido resistenza a dargUeli, allogando che nou li aveya e che perderebbe il credito, fondamento di tuUa la sua facultà, il principe gli fece una grandissima bravata, dandogli tempo fîiio ail' altro giorno amandargU i conlanli 0 lo polizzo, e cacciô via il figliuolo che era paggio ; e a chi gli diceva che le offerte di Niecolô erano state parole di complimenti, e che quesla era troppo gran somma, rispondcva che simil complimenti e cerimonie non si usano con li principi pari suoi, e che a suo padre prestaya molto maggiori somme scnza tanta diffîcaltà, c che se non li provedeva questi danari presto, -sarebbe mat per lui c per la sua casa. Ci si messe di mezso Ray Gomez e molti altri, ne si c mai potuto quietare, (in tante che Niecolô non gli ha prostato sessanta mit scudi con sua polizza senza altro assegnamento ; e questi danari serviranno per far Tentrata.ai medici e li altri donatiyi.... • (Lettre de Lcouardo de Nobili au duc Côme de Médicis, du 24 jaiUet 1567.) — Dans sa lettre du 22 janvier 1568, déjà citée, rambassadenr yénîtien Sigismondo Cavalli parle aussi de cet emprunt forcé fait par don Carlos à Niecolô Grimaldi.
1. Lettre de Leouardo de Nubili, du 24 juillet 1567. — Foorqaovanlx mande à Catherine de Médicis, lo 30 juin, que le médecin de la reine lui a dit a qu'il y a eu quelque prinse entre le roy catholicquc et le prince » son iilz, pour les désordres qu'il continue de faire asscsf mal à propoz. »
2. Voy. la Coleccion de documentos inéditos, etc., t. XXVII, pp. 113, 128.
3. Lettre de Venegas au roi, du 19 juillet 1567, aux Archives de Simancas, EsladOj leg. 656.
pour le roi *. Dans cette réponse, il insistait longuement sur les raisons qui devaient le porter à préférer pour gendre le roi très-chrétien au roi de Portugal. Il ajoutait que le roi de France pourrait s'offenser, erî voyant conclure le mariage de Portugal avant qu^il se fut expliqué sur les conditions qu'on lui avait proposées Tannée précédente : or, ayant déjà le Turc pour ennemi, il lui importait d'éviter avec soin les occasions de s'en attirer d'autres. Il conjurait le roi, son beau-frère, de réfléchir atout cela. IFétaitprêt, afin de lui prouver son attachement, à lui sacrifier ses intérêts propres ; mais alors il désirait savoir sur quel secours il pouvait compter de sa part, au cas qu'il s'exposât à l'iaimitié de la France. 11 priait encore son beau-frère de considérer, à Tégard de la dot, qu'il avait beaucoup d'enfants; qu'il convenait d'observer l'égalité entre eux ; que l'empereur Ferdinand, avec des Etats plus nombreux, n'avait donné que 100,000 florins à ses filles. Quant à l'union projetée entre le prince des Asturies et l'archiduchesse Anne, il lui paraissait que le mieux était de ne pas la différer, puisque don Carlos avait déjà vingtrdeux ans; qu'ayant atteint cet âge et étant ce qu'il était, il y avait lieu d'espérer qu'il serait ce qu'il devait être, et que le temps, le mariage et Fexpérience apporteraient de l'amendement dans sa conduite 2. Enfin il voyait des inconvénients à conclure le mariage de sa seconde fille avant celui de la première : car s'il survenait quelque chose d'im-
i. Lettre de Venegas au roi, du 20 juillet 1567, dans la Coleecion de documentas iwediios, etc., t. XXVI, p. 557.
2. « Tambien S. M. ha entendido de Luis Vanegas lo que el rey le envia à decir tocante al principe con su hija mayor : sobre lo cual le 'parece que es lo mejor no diferirlo, mas paresciéndole asi al rey, pues su bijo tiene ya 22 anos, y teniendo esta edad y siendo quien es, se ha d'esperar d'él que sera el que debc ; y aunque tuviese algunas faltas, es de créer que con el tiempo, casamiento y experiencia habra einienda,cn ellas. >^
prévu, la princesse Anne demeurerait, commo' on disait, assise entre deux chaises *.
Venegas, écrivant à son noaître le 20 juillet, l'engagea forfement à se rendre aux v&ux de l'empereur et de l'impératrice. Le 30 septembre, il renouvela ses instances pour que le roi prît une prompte détermination : l'impératrice avait su que, de Rome même, on sollicitait son mari d'accorder la princesse Elisabeth au roi de France; elle appréhendait qu'il ne finît par céder à tant de démarches. Venegas s'étonnait des hésitations du roi. Des trois choses prétendues par l'empereur, il n'y en avait pas une, selon lui, qui fût sujette à difficulté. Le mariage du prince en formait la principale : or, le roi l'avait remis à la volonté de son beau-père, et, malgré tout ce qu'on leur avait dit et déclaré, l'empereur tenait à ce qu'il se fît, et l'impératrice encore davantage *. Venegas n'avait pas obtenu, à la vérité, que la dot de l'archiduchesse Elisabeth excédât cent mille florins ; mais il dépendait du roi de fournir ce que la cour de Portugal exigerait de plus. Restait le secours demandé en cas de rupture avec la France, et il était facile de tranquilliser la cour impériale à cet égard, au moyen d'une promesse générale*.
Tandis que Venegas suivait à Vienne des négociations qui devaient n'aboutir à rien, à Madrid ce dont le public et la diplomatie étrangère se préoccupaient surtout, c'était le voyage du roi aux Pays-Bas. Nous avons vu que des mesures avaient été prises, au printemps de cette année, qui semblaient annoncer le prochain départ du monarque. PendanI
1. « Qaedaria su hija, como dicen, entre dos bancos sentada. »
La réponse do l'omperenr est dans la Coleccion du documêntot tnetfif^^^..,^, etc., t. XXVI, p. 553.