‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 234 sur 358 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

le baron de Dietrichstein avait ordre de solliciter de lui le retour des archiducs Rodolphe et Ernest, dont la présence était nécessaire en Autriche, et le priait de ne pas s'y opposer. Il terminait par ces paroles , qu'on trouvera bien humbles, sortant de la plume d'un empereur, et bien affectueuses de la part d'un prince à qui Philippe II avait cher* ché à enlever la couronne impériale : « Ma goutte me tra- » vaille toujours, quoiqu'elle me fasse un peu moins souffrir, » après m'avoir persécuté pendant huit semaines ; mais ni » goulte ni quoi que ce soit ne m'empêcheront de servir » Votre Altesse tant que je vivrai, comme mes fils le feront » après moi, s*ils veulent être tenus pour tels *. »

Il n'est pas hors de propos de remarquer ici que, le 17 décembre (à cette date, la lettre de Maximilien que nous venons de faire connaître n'était pas encore parvienne à Madrid), Philippe répondait en ces termes à^celle de Venegas du 30 septembre ^ : « Quant aux discours que l'empereur » vous a tenus au sujet du prince mon fils, puisque je dois » si tôt aller aux Pays-Bas, je n'ai rien à vous dire, sinon » que je me réfère à ce que, à votre départ, je vous ai noti- » fié là-dessus ^. »

Les commentaires ne firent pas défaut à Madrid sur le changement qui s'était opéré dans les dispositions du roi.

é. V. A. por acâ : mas no siendo esto, porque no se si los Turcos darân lugar à ello, suplico a V. A. que dende agora comienze pensar lo que Jiemos de hazer para poner esto aparté, y de la manera que mejor lo

sté a mi hija » (Lettre du 10 novembre 1567, écrite de Vienne : Arch.

^e Simancas, Estado, leg. 656.)

1 « .... Mi gota todavia me va travajando, aunqne afflojaalgo, que son ^Dcho seraanas que me persigue; pero para servir à V. M. ni gota ni quanto ■Qy m'estorbara de serville mientras viva, y después lo hah de hazer mis liijos, si por mios quieren ser lenidos. v

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