‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 243 sur 358 · Coleccion de docuvientos inéditos, etc., t. XXVIÏ, p · texte numérisé non relu

Coleccion de docuvientos inéditos, etc., t. XXVIÏ, p

4. Lettre d'Hopperus à Viglius, du 18 décembre 1567, dans Joach, Ilopperi EpistolcBy p. 149.

à rinvitalioii du duc, lui annonça qu'il se ferait représenter au mariage de son fils par le comte Philippe de Lalaing , Tun des principaux seigneurs des Pays-Bas*.

Philippe II partit pour TEscurial le 30 décembre; il ne devait revenir qu'après les Rois ^.

]. Cette lettre était en allemand. Un daplicata original en existe aux Archives du Royaume. En yoici la traduction littérale :

« Nous, Charles, par la gnlcc do Dieu, prince d'Espagne, arcbidue. d'Aulriche, duc de Bourgogne, etc., comte de Habsbourg, de Flandre, etc., à rillustre prince et seigneur Albert, palatin an Rbin, duc de la hante et basse Bavière, etc., notre salut, notre amitié ei tout ce que nous pouvons lui offrir d'agréable et de bon.

» Illustre prince, cousin et allié, tant par lettre bienveUlante qne par message verbal, Votre Dilection nous a invité, de même que Sa Majesté Royale d'Espagne, notre cher et gracieux père, à assister aux noces et fêtes nuptiales de son bien-aimé fils l'illustre prince, notre cher cousin, le seigneur Guillaume, duc de Bavière. Quoique nous ne soyons pas, moins que Sa Majesté, particulièrement disposé à complaire à Votre Dilection et à faire preuve à son égard d'amitié, de déférence et de bonne volonté en tout ce qui se rapporte à son honneur, son avantage et son contentement, il ne nous est cependant pas possible, à notre grand regret, d'assister à ces fêtes, el cela par de graves motifs et à cause d'empêchements que Votre Dilection ne peut manquer d'apprécier suffisamment. En conséquence, nous avons fait choix, pour nous représenter, conjointement avec rambascadeur du roi, de notre cher et féal Philippe, comte de Lalaing et baron de Wavrin, lui donnant ordre de se rendre en la résidence indiquée, et d'y prendre part aux fêtes nuptiales et cérémonies chrétiennes, en notre nom et en remplacement de notre personne, de prêter à Votre Dilection l'aide désirée, de s'acquitter dignement de sa charge, et principalement aussi d'assurer Voire Dilection de notre amitié pour elle et pour les siens, comme elle pourra l'entendre de lui-même. Nous prions donc Votre Dilection de l'agréer à notre place, do lui faire le meilleur accueil possible, et de prendre tout en bonne part. Et, si h l'avenir nous pouvons témoigner à Votre Dilection nos sentiments amicaux et lui prouver notre empressement à l'obliger, nous le ferons toujours, de manière à la convaincre, par le fait, de notre alTection cordiale pour elle et pour les siens. Nous souhaitons, en outre, que Dieu veuille accorder à Votre Dilection, par rapport à cette nouvelle alliance, pleine satisfaction, ainsi qu'en général du bonheur en toutes choses; el enfin nous la recommandons à la protection du Tout- Paissant.

« Donné à Madrid, le 19 décembre 1567.

> Carolus. >

2. Lettre de Fourquevaulx à Charles IX, écrite de Madrid, le 90 décombre 1567.

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