‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 245 sur 358 · Cabrera, liv. Vil, cha,p. xxii · texte numérisé non relu

Cabrera, liv. Vil, cha,p. xxii

3. Lettres de Sigismondo Cavalli, du 22 janvier et du 11 février 1568. — Lettre de l'archevêque de Rossano au cardinal Alessandrino, du 30 mars.

4. (c Diceva ch'egli se n'andava fuori delli suoi regni, per non poter sopporlare lanli agravii che li face va. »

différait de le marier, afin que la succession de la couronne ne passât point aux enfants qui pourraient nailre de lui. Leur rappelant qu'ils l'avaient reconnu solennellement pour leur prince, il les requérait de rester fidèles à la foi jurée, et de lui donner leurs conseils là.où il était obligé d'aller chercher un asile. Il promettait à ceux qui se montreraient fermes dans robser\'ation de leur serment : aux grands, des faveurs, et des grâces, et spécialement la restitution des gabelles dont le roi les avait dépouillés ; aux villes, la suppression des impôts qui pesaient sur le peuple.

Aux princes de l'Europe il disait qu'il avait été forcé de prendre cette détermination ; il tachait d'exciter leur sympathie par le tableau des mauvais traitements que lui avait fait essuyer son père, et de captiver leur bienveillance par toute sorte d'offres et d'assurances calculées de manière à produire de l'impression sur eux *.

Don Carlos s'était flatté de la coopération de don Juan d'Autriche : elle lui était nécessaire, car il voulait s'embarquer sur l'un des navires de la flotte qu'on équipait à Carthagënc, et qui dépendait de l'autorité de don Juan, comme général de la mer. Il avait une grande affection pour don Juan et une entière confiance en lui ; il ne doutait pas que don Juan ne le payât de retour ; il disait hautement que c'était le meilleur ami qu'il eut au monde ^. Depuis 1559, ils avaient été élevés ensemble et ne s'étaient presque jamais

1 . Lettre do Leonardo de Nobili, dn 25 janvier 1568. — Lettre de rtrchevèque de Rossano au cardinal Alessandrino, du 30 mars.

2. « Ër liai ain zeil her gar ain grosses vertrawen in don Don Juan

d'Austria gestelt nnd ime grosse lieb erzaigt, auch fuergeben, das er sdii hechster, groster freunt sej, den er hab, awer offlermals sich mit imç lam hochsten erziernel und zum tolch grifen, was er im nit seinen bennegen nah , vermelt oder angezaigt hat, was etzwa der khunig mit im traetieret bat... » (Lettre de Dietrichstoin à Maximilien H, du 21 janvier 1568, dans KocH, Quellen, etc., p. 204.

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