‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 257 sur 358 · CHAPITRE XIU m · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIU m

par ce motif, il ne trouverait pas mauvais que ce qu*il écrivait aux ayuntamienios fût divulgué *.

Aux archevêques, aux évoques, aux audiences royales, Philippe tenait le même langage qu'aux villes et aux grands. Il recommandait, de plus, aux prélats de ^aire prier continuellement dans les églises de leur diocèse pour lui, pour la conservation de son état royal et pour la honne direction et progrès, non-seulement de l'affaire dont il les entretenait et qui était d'une si grande importance, mais encore de toutes les autres 2. Il n'indiquait, du reste, à ces derniers aucun changement à apporter dans les prières qui se disaient pour la famille royale ^.

Dans ses lettres aux généraux et aux provinciaux des ordres religieux, il s'exprimait d'abord, sur la détention du prince, comme dans celles qui étaient destinées aux autres ordres de TÉtat. Mais il ne s'en tenait point là avec" eux : il craignait que les prédicateurs ne s'occupassent en chaire de cette mesure et n'en parlassent d'une manière indiscrète. Il disait donc aux généraux et aux provinciaux : « Vous » comprendrez et vous pourre? considérer quel inconvénient » il y a (outre que c'est contraire à la prudence chrétienne » et aux règles de la circonspection) à porter des jugements, » et spécialement à traiter en public des actions des princes » ainsi que des déterminations qu'ils ont prises après un » mur examen, et par des motifs et dans des vues dont ceux

1 . Lettre du 22 janvier 1568 : Arch. de Simancas, Cédulas de la cd* maray leg. 321.

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