Lettre de la même date, ibid
3. a La prière de TÉglfse, en laquelle prière il est comprin^, continue comme elle souloit se dire, par ces propres motz : Et famulos tuos, papaniy Pliilippum regefn nostrum, reginam et principem nostrunif cum proie regia. » (Lettre de Fourquevaulx à Charles IX, du 2Q Qiars 1568.)
» qui trailoraient de cela ne sauraient avoir une entière con- » naissance. Or comme, en ce cas du sérénissime prince » notnî fils, il pourrait arriver (jue quelques religieux de » votre ordre, dans leurs sermons ou autrement, voulus- » sent parler de ce qui s'est fait , et qu'il faut absolument » qu'ils s'en abstiennent, tant pour la décence de la chose » que pour la dignité et Tautorité du prince, et pourd'au- » très conséquences fâcheuses qui pourraient résulter de tels » discours, nous avons jugé à propos de vous en avertir, » alin que, par vous-même et par les autres prélats et supé- » rieurs de l'ordre, vous invitiez et fassiez inviter lesdits » religieux à ne s'occuper, en public ni ailleurs, de sem- » blable matière. Vous pourvoirez à cela par les moyens qui » \ous paraîtront les meilleurs et avec le plus de secret pos- » sible, mais de telle sorte que de toute manière notre cona- » mandement soit observé*. » La lettre se terminait, de même que celle qui s'adressait aux archevêques et aux évêques, par l'invitation de prier pour le roi et pour le succès de ses affaires.
Toutes ces lettres portent la date du 22 janvier.
Le roi (it part aussi de la réclusion de son fils aux autorités supérieures des royaumes d'Aragon, de Valence, de Navarre et de la principauté de Catalogne. La lettre qu'il écrivit au duc d'Albuquerque, vice-roi de Navarre, était, nous ne savons par quel motif, plus explicite que les autres; c'est pourquoi nous croyons devoir la traduire entièrement:
« Illustre duc, notre cousin et notre gouverneur et capi- « taine général, — lui disait-il, — ayant ordonné la réclusion « du prince mon fils dans un appartement choisi pour cela à
1. Lettre du 22 janvier 1568 : Ârch. de Simancas, Cédidoi de la wmara, leg. 321.