CHAPITRE XIII
II chargea Chantonay et Venegas de remettre ces lettres a leur destination. Ne doutant point que Tempereur et Timpératrice n'interrogeassent ses ambassadeurs afin d'obtenir d*eux de plus amples éclaircissements, il leur dicta la réponse qu'ils auraient à faire en ce cas. Elle n'était certes pas de nature à contenter la curiosité des souverains de l'Allemagne : en effet, Venegas et Chantonay devaient se borner à dire que, sur Tévénement arrivé, aussi bten que sur les choses qui y avaient donné lieu, ils n'avaient rien appris, et qu'il n*y avait en réalité rien de plus que ce que contenaient les lettres de leur maître; que, quant aux détails. Leurs Majestés Impériales en seraient instruites plus tard ». Si Tempereur et l'impératrice parlaient d'envoyer quelqu'un à Madrid pour intercéder en faveur du prince, ils s'appliqueraient à les en détourner, en leur insinuant qu'il convenait d'attendre que des informations plus circonstanciées de ce qui s'était passé leur parvinssent : ils leur feraient observer d'ailleurs que, la mesure prise par le roi ne lui ayant été inspirée ni par la colère ni par l'indignation, et n'ayant pas pour but d'infliger un châtiment au prince, mais tendant à une On différente, il n'y avait matière à médiation ni à intercession 2.
Venegas avait été plus à portée que Chantonay de con-
1. « .... Porque podria ser que demas de lo que yo les escrivo, quisiesen entender de vosotros 'si teneis otra particularidad tocante â este negocio, ha parescido advertiros que, si os lo preguntaren, les digais que ni en el hecho, ni en las causas que para él han concurrido, no ay mas de lo que veràn por mis cartas,.... y que la particularidad délias entendeis se la comunicaremos mas adelante^... « (Lettre du 22 janvier 1-568 : Arcb.^ de Simaneas, /?8^ado, leg. 150 et 663.) • ...
i2. a Y porque podria ser que mis hermanos quisiessen embiar persona â intercéder y hazer officio comigo, procurareis de estorvarlo diestramente, diziéndoles que, hasta que ya les escriva la particularidad dd lo que en eslo ha-passado, y lo tengan ehtendido mas de raiz, no lo deven^ hazer, p6rquë/ho procediendo, como'en effècto ésto no procédé, de yrà ni"
naître le caractère et la conduite de don Carlos : Philippe, dans une lettre particulière, lui ordonna de dire à Tempereur et à l'impératrice, comme de lui-même, ce qu'il savait et conjecturait là-dessus, « car — observart-il — il convient, » pour toute espèce de raisons, qu'ils en soient avertis ^ » Il ajouta de sa main en post-scriptum : « Quoique mon » intention fut, comme je vous le mandai dernièrement, » d'emmener le prince en Flandre, pour que l'empereur, » mon frère, le vît et se résolût ensuite, en ce qui concer- » nait le mariage, selon qu'il le jugerait à propos, il a été » si bin dans ses dcportements et il y a mis une telle pré- » cîpitation, que le voyage projeté n'a pu avoir lieu : par le » même motif, il est devenu indispensable de hâter ce qui » s'est fait. Vous pourrez dire cela à l'empereur et l'assurer » qu'alors je pensais ce que je vous écrivis '. »
La lettre commune aux deux ambassadeurs leur dictait, (le plus, le langage qu'ils auraient à tenir aux archiducs et aux autres personnages qu'il leur paraîtrait convenable d'informer de la réclusion de don Carlos.
Philippe II écrivit encore de sa main au pape. L'intimité
iiidignacion, ni es enderezado acastigo, ântestiene diferente fandamento,no ay para que tratar comigo de medios ni intercesiones. » Lettre da SS janvier .
1 <t En esta os avemos querido advenir aparté que, pnes vos estais mas introdozido é instrnydo en las cosas del principe y en el goviemo de su persona y modo de procéder, y en lo qne de su natnralesa y eondidon se entiende, serd bien que, como de vuestro, sigoifiqaeis à mis hennanoi io que conjecturais y de àntes ieneis entendido dél y de sas acciones, porque, por todos respectos, conviene que lo sepan. De Madrid, i. xui de enero 1568. » (Ârch. de Simancas, EstadOj leg. 663.)
2. (c Aunqae yo estava en lo que vos escrivi los otros dias, de lleYar al principe en Flândes, para que el emporador, mi bermano, lo viesse, y d»^ terminasse en lo del casamiento lo que le pareciesse, ban ydo sos cosas tan adelante, y dândose tanta priesa en ellas, que no ba dado Ingar i elio; y assi ba sido fuerza abbreviar lo que se ba becbo. Podreis dezir esto al emperador, y assegurar le que entônces se pensava lo que os eftorÎTi... »