‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 273 sur 358 · Voy. p · texte numérisé non relu

Voy. p

3. « Li più favoriti del re erano odiati da lui a morte, e adesso UAto più; e quando questo venisse a regnare, si teneriano rovinati loro, o lulta la sua successione. » (Lettre de rarchcvéque de RossanQ au cardipal Aiessandrino, du 4 février 1S^8.)

39a DON CARLOS ET PHILIPPE II

Mais (!()ninient dépouiller don Carlos de ses droits héréditaires au troue, après que tous les ordres des royaumes de Castillc et de Léon avaient reconnu en lui leur futur monarque et lui avaient prêté serment? Évidemment il fallait, pour cela, ou assembler les cortès et réclamer leur concours, ou se pour\'oir devant le conseil royal de Castille, pour faire déclarer, par sentence de ce tribunal suprême , le prince incapable de succéder. Dans l'un comme dans l'autre cas, peut-être cùt-il été nécessaire encore de recourir au souverain-pontife, alin (ju'il déliât de leur serment les représentants de la nation >.

Philippe adopta le second parti *. Pour réunir les éléments du procès qu'il voulait intenter à son fils, il fit ouvrir une enquête sur les actions publiques et privées du prince. Un grand nombre de personnes y furent entendues, et il montra bien Timportance qu'il y attachait, en assistant aux interrogatoires et aux déclarations de ceux qui furent

1 . Cette opinion était celle de l'archeyôque de Rossano : « Li faranno M processo, e quando vogliano venire a privations o dichiarazione alcuna, » credo sarà necessario ricorrere a Sua Santità per assoiutione daJ giura- » mento delli popoli et signori di Castigiia, che lo haveyano giurato. » ^Lettre de l'archevêque de Rossano, du 4 février.)

2. C'est ce que prouvent les lettres du garde des sceaux Tisnacq et les dépêches du nonce, des ambassadeurs de France, de Venise et de Florence :

K A ce que entendons, l'on entent de procéder à déclaration dlohabilitation cl incapacité de la succession et corone. » {P. S, du 8 février à ane lettre du 31 janvier adressée par Tisnacq au président Viglius.)

« .... Au demeurant, madame, il sera procédé contre le prince d'Eipagno par voye de justice, pour le faire déclarer inhabile à succéder. » (Lettre de Fourquevaulx, du 8 février, à Catherine de Médicis.)

< .... Mi è detto da bona via che Sua Maesta voira, per sua ma^or giustificatione , che il coiisigUo real vedi lui il processo e giudichi intonio ai fatto del principe per giustitia... » (Lettre de Gavidli, da (124 janvier.)

a . . . . Ragionasi che S. M. fa iormare il processo contra il princça... » (Lettre de Nobili, du iH janvier.)

Page 1