Voy. le texte de Cabrera dans la note \, k la p
Don Jaan II, fils de Ferdinand I^^^^ roi d'Aragon, avait épousé Blanche, fille et héritière de Charles Ili, roi de Navarre. Charles étant mort en 1425, don Juan lui succéda. Blanche mourut en 1441, ayant, par son testamen et en conformité de son traité de mariage, institué pour son héritier universel don Carlos, prince de Viana, son fils atné. De là naquirent de grandes et longues dissensions entre don Carlos, qui voulait avoir le gouvernement du royaume de Navarre, et don Juan, qui n'entendait pas s'en laisser déposséder. En 1451, le prince de Viana, aidé du roi de Gastille, assembla des troupes et livra bataille à son père, qui le vainquit et le fit prisonnier. Il ne recouvra sa liberté que le 22 juin 1453, après bien des négociations. Les années suivantes, de nouveaux sujets de querelle s'élevèrent entre le père et le fils. On les croyait réconciliés, lorsque don Juan, qui était monté sur le trône d'Aragon, en 1458, par. le décès de son frèra Alphonse, arrêta à, Barcelone, le 2 décembre 1460, le prince de Viana et ordonna qu'on lui fit son procès : les principaux chefs d'accusation étaient que le prince avait trempé dans une conspiration contre la vie de son père et voulu s'enfuir en Castille. Y eut-il, comme le prétend Cabrera, une sentence rendue contre don Carlos de Navarre? C'est ce que nous n'avons pas été à même de vérifier; mais le fait nous parait douteux, car, le le»" avril 1461, don Juan rendit la liberté à son fils. Le prince de Viana mourut le 23 septembre suivant, dans sa quarante et unième année. Voy. Geaommo Çurita, Anales de la corona de Aragon^ liv. XV et XVI.
39i DON CARLOS ET PHILIPPE II
Philippe n, (^opendanl, ne fit point procéder contre son fils devant le ( onsoil de CaPtillc % soit, comme le prétend Adriani, répété par Herrera, qu'on ne pût établir la preuve (jue don Carlos eût coneu la pensée d'attenter à la vie de son père, ou professé des opinions contraires à la foi, seuls délits qui auraient justifié son exclusion du trône ^, soit plutôt que le roi n'eûtpas encore pris les dernières mesures (ju'exig(*ait une action judiciaire do cette gravite, quand les rapports journaliers qui lui étaient faits lui donnèrent Heu de prévoir que la fin prochaine du prince lui en épargnerait les embarras ^.
La plupart des historiens, sur l'autorité de Cabrera, ont cru à Texistence d'un procès. Cabrera s'exprime de la
1. Dès lo mois do mars (retto dato doit èlre notée), on ne parlait plus, à la cour, du procès de don Carlos. Nobili écrivait à Gôme de MédicU, le 3 de ce mois : « Par bene clie non si ragioni più ne di farii processo, nô dl » privarlo, secondo che parca ncl principio incaminato. » L'arcb6YÔq[ae de Rossano mandait, le mémo juur, au cardinal Alessandrino : « Qui in corte » poco più si parla del principe, ne si sa cbe sia fin bora posto in earta » cosa contra di lui, scbenc sj puô imaginare cbe si faccia secretamente;» et le 30 mars : « Non bo poi inteso cbe sia falto processo, o posto altro » in scritto, corne fu delto da principio. »
2. a Dicevasi alla corte cbe il re ne yoleva far processo di giustiiiai e col consiglio di quei regni dîcbiararlo diragione in babile a regnare, e ogni indugio pareya pericoloso, non si trovando lui ayer maccbinato contro alla yita del padre, o tenuto torte opinioni délia fede, onde doyesse cadere délia successione al regno. » (\driani, Istoria de' tuoi tempi, Uy. XXVI, cbap. I.) — « Deziaseen la corte que el rey queria.bazer processo, y cou el conscjo declarar el principe por inbiibil para la sucession de la corona, y toda tardança parecia peligrosa, no se ballando que el principe hayiessa maquinado alguna cosa contra el padre, ni tenido opiniones diferenles de la fe ni pensamiento dello;- dntes diu siempre muestra de principe may catollco y verdadero bijo de la Iglesia. » (Herrera, HUtoria gênerai del mundo, t. I, liv. X, cbap. ii.)
3. Le passage suivant d'une dépêche adressée, le 30 juillet 1S68, an dac Gôme de Médicis par Leonardo de Nobili , mérite beaucoup d'attention : » Mentre cbe (don Carlos) è stato incbiuso, cosi s^no corne infermo, fa » sompre stranissimo e difficile con coloro cbe n'ayeano castodia, tal cbe » usano di dire che era impossibile ch*egH vivisse. »