‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 298 sur 358 · Annales ecclesiastici, t. XXIII, p · texte numérisé non relu

Annales ecclesiastici, t. XXIII, p

4i« DOxN CARLOS ET PHILIPPE II

V(M' qu'après ravoir lue, le pape Tinterrogeàt sur les particularités (le la vie de don Carlos qui avaient été la cause de son emprisonnement : en ce cas, il alléguerait, pour s'excuser d'entrer dans xles détails, les égards que méritait rhonneur du prince, et il se bornerait à assurer le saint-père qu'on s'était attendu à ce qui venait d'arriver, d'après l'opinion (jue la conduite de don Carlos avait fait concevoir de lui *.

Les ordres de Philippe II furent ponctuellement suivis par son ambassadeur. Comme Pie V n'entendait pas très-bien l'espagnol *, Zûniga, en lui délivrant la missive de son maître, le sui)plia, s'il désirait qu'elle lui fût traduite en italien, de se servir, pour cela, du cardinal de Granvelle. Le pape le chargea de la porter lui-même à Granvelle, et de la lui rapporter avec la traduction. Quand il en eut pris connaissance, il témoigna à l'ambassadeur toute sa sensibilité pour les peines du roi, et loua beaucoup sa détermination, car il concevait fort bien que la conservation de la chrétienté était attachée 'lon-seulement à ce que Dieu accordât au roi de longs jours, mais encore à ce qu'il eût un successeur qui marchât sur ses traces ; aussi le demandait-il avec ferveur, et les yeux remplis de larmes, au souverain dispensateur de toutes choses. Là finit l'entretien. L'habitude de Pie V était d'être

1. « .... Si haviendo leido la carta, Su Santidad ^siese entrar en la plàtica desta materia, y saber de vos las particularidadès que en el discarso de la vida dei principe han passado, y de que se inflere esta mi determinacion, vos podreis en esta parte, por la decencia y honor del principe, escusaros de condescender a actos muy particulares, assegurdndole de lo que vos teneis entendido del juicio que dél se ha hecho en el progreso de su vida, en conformidad de lo que agora sale.... » (Lettre dal3 mai 1568, ci-dessus citée.)

2. « .... Y porque no acierta todas vezes à leer espaSol ni ann & entenderlo... » (Lettre de Zûniga à Philippe II, du 25 juin 1568 : Arcb. de Siraancas, Estado, leg. 906.)

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