‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 302 sur 358 · CHAPITRE XIV 4S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV 4S

trouvaient hors d'état de lui en fournir, l'impression qu'il avait reçue d'une nouvelle à laquelle il était si peu préparé, devint plus vive encore. Il voulut qu'il ne fut rien dit àTimpératrice avant qu'elle eut soupe. Le repas fini, il passa avec elle dans sa chambre, où les ambassadeurs les suivirent. Là Chantonay et Venegas instruisirent l'impératrice de l'événement du 18 janvier. Marie en témoigna une peine égale à celle de son époux. Don Carlos eût été leur propre fils, que l'un et l'autre ne se fussent pas montrés plus affligés : l'impératrice dit cependant que le roi, étant père, savait ce qu'il faisait, et qu'on devait croire que ce qu'il faisait c'était pour le bien du prince *. A quelques jours de là eurent lieu à la cour les noces d'une des filles du baron de Polweiler, qui était attachée à la maison de l'impératrice ; l'empereur ne voulut pas permettre qu^il y eût, à cette occasion, des danses ni d'autres divertissements ^.

En Allemagne, la nouvelle de l'emprisonnement de don Carlos fut le sujet d'une foule de commentaires : dans tous les États protestants, on se persuada que ce prince avait été arrêté pour sou penchant au luthéranisme ^.

L'empereur et l'impératrice répondirent au roi le 28 février. La lettre de Maximilien n'est congervée ni au dépôt de Simancas ni dans les Archives impériales, à Vienne ; nous n'en avons que la substance ^. L'empereur, en témoignant à

i. Coleccion d;' doçume7i,to8 inédilos, etc., t. XXVII, p. 8.

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