CHAPITRE XY 4M
comme le lui feraient observer Ruy Gomcz et lesdits gentils«hommes, quand il entamerait un pareil sujet ;
Que les paroles qui se prononceraient dans sa chambre devraient être entendues de tous le» présents ; qu'on ne pourrait rapporter au dehors rien de ce qu'il femt ou dirait sans la permission ou Tordre du roi ; que lendits gentilshommes agiraient en cela avec beaucoup de circonspection et de prudence, sous la foi du serment qu'ils avaient prêté ;que, si quelqu'un d'eux contrevenait à cette règle, les autres, dès qu'ils en seraient instruits, seraient tenus de le dénoncer;
Qu'ils ne porteraient ni épée ni d'autres armes ;
Que la messe serait dite pour le prince , dans Toratoire joignant à sa chambre, par les chapelains désignés à cet effet ; qu'il l'entendrait de sa chambre même, au moyen de l'ouverture qui y avait été pratiquée, et en présence de deux desdits gentilshommes au moins ;
Qu'on lui donnerait les Heures , Bréviaires , Rosaires , qu'il désirerait avoir pour prier , ainsi que les livres de dévotion et de bonne doctrine , mais non d'autres qu'il voudrait lire ou se faire lire ;
Que les mets destinés à sa table , apportés jusqu'à la première salle par les monleros qui avaient été mis à la disposition de Ruy Gomez , lui seraient servis par lesdits gentilshommes , et qu'un monlero attendrait en la seconde salle , afin de reprendre les plats ;
Que lesdits gentilshommes auraient chacun, pour leur service personnel, un seul domestique, qui devrait être dighe de toute confiance.
Plusieurs autres articles concernaient les devoirs spéciaux des monleros et des hallebardiers.
Tout ce qui n'était pas prévu dans ce règJejîient était laissé à \w disposition du prince d'Ëhoh, dont les ordres
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devaieni ctrc exécutés comme ceux du roi lui-même.
L'acte contenant les instructions que nous venons de faire
connaître fui lu par le secrétaire Hoyos aux gentilshommes
et aux mofUeros attachés à la garde de don Carlos : tous ju-
rèrent de s'y conformer j)()nctucllenienl *.
Don Carlos, copi^ndant, n'avait pas renon(îé au dessein de mottro tin à ses jours ; il en était, au contraire, de plus en plus prcoccupc. 11 avait entendu dire que le diamant introduit dans restomac était un poison mortel ^ : sans réfléchir que, pour qu'il produisit cet effet, il fallait au moins qu'il fùtiésolu en jmudre , il avala un anneau (|u'il portait au doigt, et dans leipiel un ^ros diamant en table était enchâssé. L'anneau lui sortit du corps quelques jours après, sans lui avoir occasionné aucune lésion intérieure ni aucune souffrance 3.
C(Ti se passait i)eu de temps avant la solennité de Pà-