Lettre do Tisnacq à Viglius, -du 17 août
vôtir do noir pondant neuf jours. La cour, les ministres, les offi^iors royaux iKirtêrcnt le deuil durant une année ^.
Opps tous les États qui dépendaient de la monarchie espagnole, la mort de don Carlos donna lieu à des cérémopies analogues à celle qui avait été célébrée à Madrid. A Naples, on n'y déploya aucun appareil ; le père Salmerone, de la compagnie de Jésus , dit seulement quelques paroles dans losquelios il loun, d'une façon modeste, le prince que l'Esl)agno venait de» perdre ^. Aux Pays-Bas, le duc d'Albe connnandu ({uo, pour le « très-cher et très-aimé fils » du roi, on suivit ce (|ui &*était pratiqué, en 1538, pour la reine Marie d'Angleterre ^,
Les liens de parenté qui unissaient les maisons d'Espagne et de Portugal, les droits éventuels que don Carlos avait à la couronne de ce dernier pays, imposaient à la cour de Lisbonne le devoir de rendre à sa mémoire des honneurs particuliers. Le roi dom Sébastien lui fit faire, le 25 septembre, en l'église du couvent de Notre-Dame de Grâce, de somptueuses obsèques, auxquelles il fut présent pendant toute leur durée : Toraison funèbre du prince défunt fut prononcée par un prédicateur célèbre du temps, Diego de Paiva do Andrade, qui prit pour texte ces paroles de saint Jean, au chapitre V : Venil hora^ et nunc estyquando morlui audient vocem filii Dei *.
1 . Lcllrcs dû Nobili, du 30 juillet, et do Fourqnovaulx, da l^'aoùt 1568.
2. (f Scrivuno di Napoli che ivi sono siale faite l'essegaie del principe di (Spagna sonza alcuna pompa, n padre Salmerone, deUa eongraguione de Jesû, fcce un poco di prodica, laudando esso principe modestamente. » (Lettre écrite de Vienne, le 16 septembre 156S, dans la ColUctio Fiêgge^ rinna, t. I. Voy. Ghmel , Die Ilandschriften der k. k, Hofbiblioihdt in Wien, etc., t. I, p. 350.)