CHAPITRE XV
pulaires et les exagéhant, accusèrent Philippe H :run, d'avoir fait prendre un bouillon empoisonné à son fils * ; l'autre, de lui avoir fait donner un poison lent 2; un troisième, d'avoir commandé qu'on Tétranglàt et chargé des esclaves de cette exécution 3; un quatrième, de l'avoir fait étouffer*; il s'en trouva même qui allèrent jusqu'à soutenir que, dans son cercueil (qu'ils n'avaient pas vu), don Carlos avait la tête entre les jambes, preuve qu'il avait été décapité ^. Les faits que nous avons racontés d'après les témoignages les plus respectables, montrent le cas que méritent ces accusations, qui d'ailleurs se détruisent les unes par les autres ^. Est-ce à dire que Philippe II doive être réputé tout à fait innocent de la mort de son fils? Nous ne le pensons pas. Sans doute ce monarque avait eu de graves motifs pour priver don Carlos de
» days before my departure from iheir, not without great suspytion as ys >» reported, of a lasie » {State paper Office, papiers d'Espagne). —Enfin don Francés d'A'lava, ambassadeur d'Espagne à Paris, mandait au secrétaire Zayas, le 30 septembre : « De Italia, digo de Roma, se han escrito hartas » ruindades y malignidades sobre la muerte del principe nuestro senor... » (Arch. de l'Empire à Paris, collection de Simancas, B 22 *sî^.)