‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 36 sur 358 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

en fut de même d'Alonso Ferez, prêtre de Palencia, docteur en théologie, de don Cristoval de Ocampo, de Zamora, aumônier du grand prieur de Castille et Léon, de Cristoval de Padilla, de Juan Garcia, orfèvre à Valladolid ; du licencié Ferez de Herrera,. de Gonzalo Baez , Portugais , et de cinq femmes, parmi lesquelles étaient dona Beatriz Vibero Cazalla, sœur de Francisco et d'Agustino, et dona Catalina de Ortega, veuve du commandeur Loaysa. On plaça, en outre, sur le bûcher, le cadavre et l'effigie d'une sixième femme, dona Leonor de Vibero, mère des Cazalla, morte depuis plusieurs années, et qui fut exhumée du monastère de Saint- Benoît le Royal. Seize autres condamnés furent admis à la réconciliation, c'est-à-dire notés d'infamie, privés de leurs titres et de leurs biens, et ramenés, couverts de l'ignominieux sanbenito *, à la prison, où ils devaient, pour la plupart, demeurer enfermés le reste de leurs jours : on comptait, dans ce nombre, don Fedro Sarmiento de Rojas, don Luis de Rojas, dona Mencia de Figueroa, dona Ana Henriquez de Rojas, dona Maria de Rojas, sœur de la marquise d'Alcanices et fille du premier marquis de Foza; don Juan d^Ulloa Fereira, commandeur de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem, fils et frère des seigneurs de la Mota ; dona Costanza de Vibero Cazalla, sœur d'Agustino ; don Juan de Vibero Cazalla, son frère ; dona Juana Silva de Ribera, femme de ce dernier; dona Francisca Zùniga de Baeza, béate de Valladolid, etc.

Avant qu*il fut donné lecture des sentences de condamnation, et lorsque le célèbre Melchior Cano, évêque démissionnaire des Canaries, eût prêché le sermon sur la foi, don

i. C'étail un scapulaire de drap jaune. Il y en avait de plusieurs sortes, selon les diverses classes des condamnés. (Voy. Llorente, Hist, de l'inquisition, etc., t. I, pp. 326 el suiv.)

Francisco Baca, inquisiloiir de Valladolid, ^'avançant vers^ Testrado qu*occupait la cour, demanda au prince don Carlos et à la princesse dona Juana de jurer, non-seulementqu'ils soutiendraient et favoriseraient toujours le saint-office, mais encore qu'ils lui révéleraient tout ce qui serait dit et, fait contre la religion catholique et dont ils acquerraient la. connaissance. Don Carlos et dona Juana satisfirent à cett^ étrange réquisition «. Llorente assure que, dès lors, doa Carlos voua à Tinquisition une haine implacable; mais il n'administre aucune preuve h l'appui de cetlc^ assertion 2.

1. Histoire de V inquisition, etc., t. II, pp. 220-234. — Historia de lo9 prolestantes espaiioles^ par âdolfo de Castro, pp. 160-175.

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