CHAPITRE V
tion, elles n'avaient qu'à envoyer leurs députés en Castille*.
s r )ndirent, avec fermeté, qu'elles ne députeraient pas
< ille, et qu'elles ne passeraient outre, s'il n'était fait
di à leurs griefs *. C'était surtout les nobles qui mon-
mt de l'opiniâtreté sur ce point 3. Le roi parvint enfin à
ir les cortès, en déclarant qu'il ferait visiter * les in-
sitions d'Aragon, de Catalogne et de Valence, et que, à
la e de cette inspection, il serait fait, d'accord avec leurs
< un nouveau règlement sur l'exercice de la juridic-
lu saint-office dans les trois royaumes. Il nomma pour
. visiteur le licencié Francisco Soto de Salazar, du conseil
suprême de l'inquisition. L'enquête à laquelle celui-ci se livra
exigea beaucoup de temps ; elle donna lieu aussi à bien des
débats dans le sein du conseil suprême de l'inquisition, du
conseil suprême d'Aragon et des députations des cortès. Ce
fut en 1S68 seulement que le nouveau règlement fut mis en
vigueur ».
*• « .... Che non voleva si parlasse di simil cose, perciochè le corti non si ^Qcevano per altra causa ne con altro fine se non per regolar il viver loro P^^tiQoe civile, ma volendosi dolerdel officiodell' inquisitione, mandassero suoi commissarii in Castiglia ...» (Lettre de Gio. Soranzo, du 5 décembre.) 2. « Despuis trois jours, il y a cuidé avoir quelque confusion à Mousson, pour avoir esté proposé par ceulx des estatz qu'il pleut à S. M. ne vouloir P^rniétire à Vinquisilion une grande authorité, comme elle prend, de cognois- ^^^ SQr toutes choses criminelles. Et, pour ce que cedicl roy entend prinfJpalement à establir son obéissance par Tauthorité de ladicte inquisition, " les a priez de vouloir despêcher les aultres matières et de remettre ces- *^y-là quant il seroit en Castille, où il détermineroit ce qu'il cognoissoit ®^^re nécessaire pour le bien publicq : à quoy les autres ont assez haute- °*®^l respondu qu'ilz ne vouloient estre réunis en Castille, et qu'ilz ne Passeroientplus oullre, qu'il ne fût pourveu à cela, a (Lettre de Samt-Sul- P*^® à Catherine de Médicis, écrite de Balbastro, le 25 novembre 1563.)
^- i-ettre de Tisnacq à la duchesse de Parme, du 17 novembre 1563. . ^' On entendait, par ce mot, en Espagne, une enquête que le roi faisait ^^ sur la conduite des juges et autres officiers. • ^istorias ecclêsidticas y seculares de Aragon, par Vincencio Blasco
* ^^^tOZA, t. li, p. 11.
En quittant Madrid, Philippe II espérait que son pourrait venir le rejoindre à Monzon. L'amélioration fruk manifesta peu après dans l'état de don Carlos confiri d'abord cet espoir * ; mais elle ne fut pas de longue dur* la manière de vivre désordonnée du jeune prince lui oo sionna une rechute, et la fièvre ne le quitta, presque ] il était en tout cas trop faible pour supporter les fati, d'un voyage aussi pénible*. Philippe, s'appuyant sur a raisons, demanda aux cortès que son fils fût reconnu poî futur héritier de la couronne d'Aragon par procuration*.
1. Dans l'audience que le roi donna à Monzon, le S4 septembre, à F: sadeur de France, il lui dit qu'il venait de recevoir la nouvelle de la valescence du prince. (Lettre de Saint- Sulpice à Catherine de Hédicis II octobre 1563).
Le garde des sceaux Tisnacq écrivait à la duchesse de Parme, le 15 o tobre : « Monseigneur nostre prince est pièça délivré de sa fiebvre, et » renforce de jour à aultre, et ne s'entent encoires quand S. M. le v<mld » faire venir icy »
S. Le l«r novembre, Saint-Sulpice mandait à Catherine de Médicis qo perdait Tespoir de voir arriver la reine Elisabeth à Monzon, à cause l'indisposition du prince, qui ressentait encore trop de faiblesse pour po voir se mettre en voyage.
Il lui écrivait, le 25 novembre, que le roi l'avait assuré qu'il eût fait venir la reine Elisabeth , sans la maladie des femmes principales sa maison, « joinct aussy la fîebvre du prince, qui, pour son maatvi » gouvernement, le reprenoit do jour à aultre. »
Dans une lettre secrète de la même date, il revient sur « Findispositioc » prince, qui aulcun jour est bien et aulcun mal. »
Enfin, le 17 décembre, il mande à Catherine de Médicis : « Le roy c » tholicque monstre bien fort désirer estre hors de Monsson, et de ponT* » aller retrouver la royne catholicque sa femme, laquelle il luy sev) » que, à cause de la maladie du prince et de celle de la plupart de ses p^ » cipales dames, et de l'incommodité dudict Monsson, il û'eust peu & » venir par deçà ...»
3. « De la part de S. M., fut proposé avant-hier à ceux des cortès tfi meclre le jurement de monseigneur nostre prince par procureur. » (W de Tisnacq à la duchesse de Parme, du 31 décembre 1563.)
« S. M. prétend fort de faire recepvoir et jurer le prince son fils, 1 procuration, successeur du royaume, affin de ne rexposer au travail chemin, en ceste foiblesse où il est encores ; mais Ton estime que, t^