‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 75 sur 358 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

^ pressait, autant qu'il lé pouvait, les délibérations de celte assemblée *, car il avait hâte de retourner en Castille ; \l ne dédaignait même pas, pour stimuler le zèle des mem-

sdes cortès, de les solliciter en personne : chaque jour, après son dîner, il se rendait à l'église où elles tenaient leurs réunions, et n'en partait > qu'à une heure avancée de la nuit^; la veille de Noël, il assista à leur séance jusqu'à trois s du matin, s'y faisant apporter son souper, et ensuite s it, pour leur signifier qu'elles eussent à accélérer leurs travaux s. Les Valenciens et les Catalans étaient assez bien disposés ; mais il n'en était pas de même des Aragonais : ceux-ci se montraient obstinés dans leurs prétentions. Irrité d'un mauvais vouloir auquel il ne s'était pas attendu, Philippe annonça le dessein de quitter Monzon le 20 janvier. La veille, des députés des trois royaumes vinrent le supplier

lifférer son départ de quelques jours, sous la promesse

^ îue les aultres choses tomberont en différend ou accord, que ceste-cy ^raaussy accordée ou reffusée.... » (Lettre de Saint-Sulpice à Catherine ^^ Médicis, du 17 décembre 1563.)

** Sua Maestà ha proposto ch' il serenissimo principe suo figliolo possi niandar procura per far el sacramento et essere accettato principe et herede "fil regno, non potendo Sua Altezza venire in questa catliva slagione di I^^Po, per causa délia sua indispositione; ma fin' hora non è terminato di "overla permettere. » (Lettre de Gio. Soranzo, du 29 décembre.)

*• « Le roy catholicque presse tousjours TaVancement de ses courtz tant

^^* peult; mais il semble que les affaires y multiplient tant, d'heure à

Wtre, que la fin ne s'en verra si tost qu'on cuydoit.... » (Lettre de Saint-

T'Pice à Charles IX, du 1er novembre 1563.)

• Ces courts d'Aragon se continuent tousjours, desquelles le roy catho-

cque presse, tant qu'il peult, l'expédition.... » (Lettre de Saint-Sulpice

^^therine de Médicis, du 17 décembre.)

^- Il serenissimo re, vedendo la molta longhezza che tenevano queste

^^^ Bella sua* expeditione, si risolse di andar ogni giorno nella chiesa . ® si reducono fino all'una e le due da poi mezza notte. Gli entra Sua Ma- I ^ due hore da poi che ha desinato, ne più si parte fino aile dette hore; si .

Portar da mangiar d'entro e si retira fino che cena, e di poi ritorna dove °^® sono ridotti.... » (Lettre de Gio. Soranzo, du 29 décembre 1563.)

• Retire de Saint-Sulpice à Catherine de Médicis, du 13 janvier 1564.

(le ne rien négliger pour qu'on parvînt à s'entendre : ^

consentit *. Il se mit d'accord en effet avec les certes tt^ ^ qui concernait les affaires particulières des royaumes d'^^*^' gon et de Valence * ; mais elles ne voulurent pas reconnu* tre le prince par procureur, et elles n'accordèrent, en sus de Taide ordinaire de cinq cent mille écus, qu'un subside extraordinaire de cent cinquante mille écus, pour tout ce qu'elles n'avaient pas payé depuis onze ans : encore le firentelles plus par crainte que par amour, si l'on en croit l'ambassadeur vénitien Giovanni Soranzo ^. Philippe, qui voulait ett finir, parut se contenter du résultat de leurs délibérations: il promit de faire venir son fils en Aragon dans le délai rfua an, afin qu'il prêtât serment aux représentants des trois royaumes et rerùt le leur *. La séance de clôture des certes ne se termina qu'à trois heures après minuit, le 24 janvier-

1. « Après les continuelles sollicitations que le roy a fait en perscBift® vers les trois estatz, assavoir : d'Arragon, Gatalufla et Valence, qu'il* appellent les trois bras, comme nous appelons en. Flandre les quatro membres, S. M. s'est apprestée pour partir vers Barcelonne, avec gra»^ contentement do ceulx de Cataluna et de Valence, remettant d'achepvÇ*^ ce que leur touche jusques à son arrivée audit Barcelonne et Valence. Il*** n'a sceu venir à boult avecq ceulx d'Arragon, pour Topinion d'auctt*** particuliers, qui quœrunt quœ sua sunt, sed non quœ reipublicœ : de sot^ que, les voyant si rétifz, s'estoit délibéré de s'en aller aujourd'huy de !)<>** mattin. Que voiant lesdicts d'Arragon, vindrent hier au soir bien tar^ supplier très-humblement à S. M. de vouloir surceoir son parlement ^^

' coires quelques deux ou trois jours, donnant espoir de meilleor succès. -* ^ (Lettre de Courtewille à Viglius, du 20 janvier 1564.)

2. « Sa Majesté se partit hier, ayant dépesché les ni'gociations des V ^^ lenciens et Arragonois, et prorogué celle des Catalans jusques à Bar^ lonne, pour commencer à la continuer au vu** du mois advenir. La ^^^^ gence et accélération dont il a usé a esté incroyable. » (Lettre de Tisa**'^ à Viglius, du 25 janvier 1564.)

3. «.... Il che si puô dire esser seguito più per timoré che per amore.«* (Lettre du 14 février 1564.)

4. Lettre de Saint-Sulpice à Charles IX, du 18 février 1564. Cabrera, qui ne dit que peu de mots des cor tés de MonzoD^ fait ee^*

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