‹ Don Carlos et Philppe IIChapitre 85 sur 172 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

céder en faveur du prince, ils s’appliqueraient à les en détourner, en leur insinuant qu’il convenait d’attendre que des informations plus circonstanciées de ce qui s’élait passé leur parvinssent : ils leur feraient observer d’ailleurs que, la mesure prise par le roi ne lui ayant été inspirée ni par la colère ni par l’indignation, et n’ayant pas pour but d’infliger un châtiment au prinee, mais tendant à une fin différente, il n’y avait matière à médiation ni à intercession (').

Venegas avait élé plus à portée que Clianlonay de connaître le caractère et la conduite de don Carlos : Philippe, dans une lettre particulière, lui ordonna de dire à l’empereur et à l’impératrice, comme de jui-méme, ce qu’il savait et conjecturait là-dessus, « car — observait-il — il convient, pour loute espèce « de raisons, qu’ils en soient avertis ( 2 ). » Il ajouta de sa main, en post-scriptum : « Quoique mon inten-

que ni en el hccho. ni en las causas que para él han roncurrido, noay

mas de lo que veràn por mis carias y que la particularidad délias

enlendeis se la comunicaremos mas adelante.... • (Leltre du 2î janvier 1568 : Arch. de Simancas, Ettailo, leg. 150 cl 663.)

(') « Y porque podria ser que mis Iiermanos quisiessen embiar persona à intercéder y baser oflicio comigo, procurare s de estorvarlo diostramenle. diziéndoles que, hasla que yo les escriva la particularidad de lo que en eslo lia passade, y lo tengan entendido mas de raiz. no lo deven hazer, porque, no procediendo. romo en effeclo esto no procédé, de vra ni indignarion, ni es enderezado à casligo, antes tiene diferente fundamento, no ay para que Iralar comigo de medios ni iniercessiones. « [Ibid.)

(’) « En esla os avemos querido adverlir aparlc que, pues vos estais mas introduzido 6 insfruydo en las cosas del priocipe y en el govierno de su persona y modo de procéder, y en lo que de su naluralezn y

« lion fùl, comme je vous le mandai dernièrement,

« d’emmener le prince en Flandre, pour que l’em- « pereur, mon frère, le vit et se résolût ensuite,

« en ce qui concernait le mariage, selon qu’il le « jugerait à propos, il a clé si loin dans ses depor- « tements, et il y a mis une telle précipitation, que « le voyage projeté n’a pu avoir liciï : par le même « motif, il est devenu indispensable de hâter ce « qui s’est fait. Vous pourrez dire cela à l’empe- « rcur, et l’assurer qu’alors je pensais ce que je vous « écrivis ('). »

La lettre commune, aux deux ambassadeurs leur dictait, de plus, le langage qu’ils auraient à tenir > aux archiducs et aux autres personnages qu’il leur paraîtrait convenable d’informer de la réclusion de don Carlos.

Philippe II écrivit encore de sa main au pape. L’intimité de scs relations avec la cour pontificale, le respect qu’il professait pour Pie V, le besoin qu’il pouvait avoir du concours de l’Eglise dans scs vues à

condition se entiende, sera bien que, como de vuestro, sigoifiqueis à mis hermanos lo que conjecturais y de àntes teneis entendido dél y de sus acciones, porque, por todos rcspectos, conviene que lo sepan. De Madrid, à xxn de enero 4668. • (Arch. de Simancas, Esiatio , leg. 663.)

(') « Aunque yo estava en lo que vos escrivi los otros dias, de Uevar al principe en Flândes, para que el emperador, mi hermano, lo viesse, y déterminasse en lo del casamiento lo que le pareciesse, han ydo sus cosas tan adelantc, y dàndose tanta prissa en ellas, que no ha dado lugar à ello : y assi ha sido fuerza abbreviar lo que se ha becho. Podreis dezir eslo al emperador, y assegurar que entônees se pensava lo que os escrivi.... »

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