GARDES
PHILIPPE
Alvar, qu’on m’amène mon fils.
ÉLISABETH
( Elle s'est levée au cri de Philippe avec l'air d’espe'rer la grâce du prince ; mais observant la consternation d’Alvar, elle s’écrie. )
Ah! barbare! il est mort. Ces pleurs m’ont tout appris.
ALVAR
Il vit.
. Élisabeth, a Alvar.
Qu’entends-je? hé bien , cruel, qui vous arrête. Lorsqu’un instant perdu peut hasarder sa tête ?
ALVAR
Carlos respire encore , il est vrai ; mais , hélas î C’est pour venir, seigneur, expirer dans vos bras.
Philippe, a part , et de l’air le plus sombre . C’en est fait.
ÉLISABETH, retombant dans l’accablement le plus profond.
Je succombe. Ah ! tout mon sang se glace!