‹ Don Carlos VII et l'Espagne carlisteChapitre 22 sur 50 · DIVISION DE VALENCE · texte numérisé non relu

DIVISION DE VALENCE

Volontaires,

Déjà est publique l'épouvantable défection accomplie par celui qui fut le général carliste don Ramon Cabrera.

ET L'ESPAGNE CARLISTE I7i

11 apparaît bien clairement dans son manifeste que, seuls, la soif de commander, un orgueil sans mesure, le manque de fermeté dans les convictions religieuses et un oubli absolu de la triste histoire du passé, l'ont poussé à se ravaler ainsi. .

Tous les journaux de l'Europe et jusqu'à ceux du gouvernement de Madrid le condamnent unanimement pour un semblable procédé.

Mais entré déjà dans le sentier du déshonneur, il ne peut reculer, et le gouvernement révolutionnaire, qui l'a recueilli, l'emploie maintenant comme son agent sur la frontière du Nord. Triste rôle pour celui qui fut un jour l'espérance du parti carliste !

Mais Dieu, dans ses hauts desseins, lui aura réservé le châtiment terrible auquel sa noire ingratitude et sa défection infâme lui donnent droit.

Qu'il lise, cet homme, ce que disent de lui les amis de son nouveau gouvernement, et qu'il pense à ce que, dans un avenir prochain, le sort lui réserve, ainsi qu'à ses tristes imitateurs : le mépris le plus profond.

Dans son aveuglement insensé, il a reçu l'argent du gouvernement de Madrid afin de solder des émissaires qui lui recrutassent des malheureux pour le suivre dans dans la triste voie où il se voit isolé.

Tous ont le devoir de m'amener ces infâmes agents du plus odieux des crimes, pour que, deux heures après leur capture, ils soient irrémissiblement passés par les armes.

Notre devoir de catholiques, apostoliques et romains,

celui de véritables Espagnols, le serment que nous avons prêté à notre Roi, et l'honneur de nos familles, qui est le nôtre, exige que nous défendions jusqu'à la dernière goutte de notre sang notre bien-aimé roi don Carlos VIL

Décidé à ne m'arrêter ni pour rien ni pour personne dans la voie que je me suis tracée, je suis prêt à être inflexible envers quiconque s'en séparera.

Volontaires, Vive la religion ! Vive l'Espagne ! Vive le roi don Carlos !

Votre commandant général,

Rafaël Alvarez.

Page 1