‹ Don Carlos VII et l'Espagne carlisteChapitre 23 sur 50 · DU CENTRE · texte numérisé non relu

DU CENTRE

Volontaires,

Le Dieu des armées vient d'accorder au parti carliste une grande victoire que la force des armes n'eût pas obtenue, en faisant découvrir la plus noire, la plus insensée et la plus inconcevable des trahisons : celle de don Ramon Cabrera.

Cet homme, qui avait acquis la renommée, la grandeur et tant d'autres faveurs dans les rçmgs de la loyauté, s'est renié lui-même comme le dernier des malheureux, en désertant d'une façon vulgaire dans le camp ennemi, pour reconnaître don Alphonse. Il avait la prétention que l'armée royale le suivît dans sa pauvre et malavisée per-

fidie; mais Dieu, dont nous touchons du doigt les grâces, a renversé ses plans ténébreux, et le transfuge seul, comme un intrus inconséquent, est allé prendre rang au milieu de la multitude confuse de tant d'autres révolutionnaires célèbres.

Cette répugnante apostasie doit nous unir de plus en plus aux principes vénérables que symbolise notre bannière, et en dehors desquels il n'y a qu'aberration et déshonneur.

Résolu, ainsi que vous, à lutter sans trêve pour obtenir le triomphe de notre bien-aimé roi et seigneur don Carlos VII, nous défendrons, avec une foi ardente jusqu'à verser la dernière goutte de notre sang, la bannière sacrée de la légitimité. Sur notre devise de Dieu et Patrie, le mot Dieu a la sainteté véritable d'un principe ; et le mot Patrie n'est point un marché d'aventuriers politiques et d'apostats méprisables.

Volontaires, Vive la religion! Vive l'Espagne! Vive le roi ddn Carlos VII !

Votre commandant général,

Pascual Gamundi.

28 mars 1*75.

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