ACTE TROISIEME
MARITANA.
Sire, vous âurez compassion de moi. Et je vous bénirai... si vous consentez à partir !
Partir! quand il est venu, enfin, ce jour que j’appelais de tous mes vœux !
MARITANA .
Oh! vous entendrez ma voix, vous aurez pitié de mes pleurs !.. .
LE ROI
Un délire comme le mien ne se calme pas avec une parole!... Un feu comme celui qui me dévore ne s’éteint pas avec une larme !...
MARITANA.
Arrêtez, sire!... Ne m'approciiez pas!
LE ROI, s’arrêtant.
Mais c’est donc de l’horreur que je vous inspire?
MARITANA.
Non... je ne vous hais pas, sire, mais j’appartiens à un autre.
LE ROI
Mais quel est-il donc., cet homme?
MARITANA.
Cet homme, c’est mon mari, sire...
LE ROI, allant à elle.
Mais don César de Bazan est mort !
DON CESAR, entrant
Pas encore, sire! puisque Votre Majesté a daigné lui faire grâce 1