‹ Don IsaacChapitre 6 sur 27 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes, Doa Ï-S-HC, puis deux. Pauvres. (Donlsaac entre par la parle de droite, ses petits-enfants (*) accourent ai lui, lui baisant les mains.)

Enfants Bon Sabbat grand-père.

Bon Sabbat mes pctiîs-enf ants. (Il étend sur leurs tètes ses mains en signe de bénédiction). Que l'étemel vous fasse braves comme Judah, mes fils , et \ nus mes filles qu'il vous donne là grâce et la vertu de Parafa et de Baohel ! (Regardant autour de lui et se retournant vers Jcsejdi.) Joseph, je ne vois pas les pauvres que nous avens imites au temple. Va les chercher.

(*) Les petits-enfants sont une dizaine, gaïç.eas et lilktks de tout âge au-dessous c7.e quinze ans.

Joseph (fait quelques pas vers la. porte de gauche par ou entrent au même moment deux étrangers, pauvrement vêtus.)

Los voici mon père.

Les Pauvres (En s' inclinant devant Don Isaac.)

Salut à 'toi Don Isaac. Paix et bon Sabbat dans la maison.

Ma maison est la votre, soyez les bienvenus.

(// va prendre sa place à table, se tient debout derrière le siège qui lui est préparé, indiquant aux pauvres de se tenir à sa droite et à sa gauche tandis que Doua Bienvénida prend place en face de lui et que la famille se range autour de la table. A ce moment, se font entendre les sons d'une musique cachée, douce et lente, dominée par les accords de la harpe et qui se continue jusqu'à la fin de la scène.)

Léon (Avec une attitude de prière) (*)

Béni sois-tu, Seigneur, qui créas toutes choses, Toi qui du noir chaos fis sortir l'univers, Qui nous donnas les lois sur qui tu le reposes, Qui permets nos douleurs, nos joies et nos revers, Dont la puissance éclate aux heures décisives, Toi dont Fange guida nos tribus fugitives, Par les sables brûlants et les oasis verts. (A. ce moment, un esclave noir apporte et remet au plus petit des enfants un calice d or contenant du vin et que celui-ci apporte à Don Isaac.)

Enfant Voici le vin grand-père.

Do* Isaac (Elevant le calice, la voix solennelle.) Et le ciel et la terre étaient créés et tout ce qu'ils contenaient, et le septième jour PElernel ayant achevé son œuvre se reposa. Il bénit ce jour de Sabbat et le sanctifia. Et il voulut que ce fut aussi pour nous un jour de repos. Béni soit l'Eternel notre Dieu.

(*) Cette poésie peut être déclamée par un personnage ou mieux chantée par un ch/eur. (Voir musique à la fin).

Tous (IX une voix commune.)

Béni soil-il, béai soit son nom.

Don Isaac (Reprenant.)

Béni soit le Roi de l'Univers qui a créé le fruit de la TÎgne.

Tous (D'une voix commune,)

Amen.

(Don Isaac porte le calice à ses lèvres et P offre après à Dona Bienvènida qui lève d abord la main droite jusqu'au front en signe de remerciement et porte ensuite le calice à ses lèvres comme son mari. Six esclaves noirs entrent par groupes de deux portant Vun un bassin. Vautre une aiguière d'argent pleine d'eau dans la main droite et dans la main gauche une large étoffe brodée de lin blanc. Ils offrent successivement à chaque convive, en commençant par Don Isaac, Veau pour les ablutions des mains.) (*)

Don Isaac (Enlève alors V étoffe de soie blanche recouvrant la table qui apparaît couverte d'une précieuse vaisselle d argent et ornée de niyrthe. Il s'assied, tous Vimitent et prenant un des pains, il le partage en deux, approche une des moitiés du vase contenant le sel, en l'y trempant

légèrement.)

Béni soit l'Eternel notre Dieu, Roi de l'Univers, qui a fait sortir le pain du sein de la terre.

(Il rompt cette moitié du pain en plusieurs petits morceaux et en offre aux pauvres, à sa femme et à ses enfants. Commence alors le repas. Des esclaves entrent apportant des plats qu'ils posent sur la table devant Don Isaac et Dona Bienvènida. Conversation entre les convives, joie d'un jour de fête, rire des enfants.)

(*) Chaque convive reçoit l'eau qui coule de l'aiguière dans le bassin sur le bout des doigts sans les tremper dans l'eau déjà versée et les essuie ensuite à l'étoffe de lin.

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