ACTE III, TABLEAU II, SCÈNE II
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PIARI. — LUINO.
LUINO
Maître Piari, je cherche notre seigneur le duc. Pensez-vous qu'il soit bientôt levé?
PIARI
OÙ avez-vous la tête, Luino ? il est à peine cinq heures et, à moins que sa majesté le roi lui-même vous ait confié quelque commission pour sa seigneurie, ou que vous ayez quelque présent à lui offrir, ou bien encore que vous soyez porteur de quelque nouvelle qui intéresse l'honneur ou la fortune du noble duc ; il y a beaucoup de chances, mon pauvre Luino, pour que vous ne puissez le voir avant nous.
LUINO
Pourquoi vous moquer d'un humble
serviteur tel que moi? Je pensais qu'en une circonstance pareille...
r I A R 1 11 n'v a pas de circonstance pour les habitudes : le duc ne sera pas debout avant la neuvième heure.
Mon dévouement s'est sans doute alarmé trop vite. J'attendrai donc.
Que voulez-vouj dire, mon brave?
Vous êtes m\stérieux comme un homme d'église.
Je n'aurai point de secret pour vous.
Apprenez donc que les chevaux du seigneur don Juan et de son fidèle Perdrigo ont disparu.
Ah vraiment? et après?
Disparus sans laisser de traces, pas le moindre pas sur le sol.