ACTE IV, TABLEAU 1, SCENE
J'ai vingt ans et tout Séville va me reconnaître.
(Il ouvre sa iiiantilk.)
SCÈ^E II UnPassaxt.— DON JUAN.— PERD RIGO.
DON JUAN, se mettant sous le nej du passant. Holà l'ami !..,
LE PASSANT
Pourrais-je vous obliger?
Ne te souviens-tu pas de m'avoir déjà rencontré ?
LE PASSANT
Pardonnez-moi. Je ne crois pas avoir jamais vu votre seigneurie.
N'es-tu point de Séville?
LE PASSANT
J'y suis ne ; et de père en fils, depuis que nous avons chassé les Maures, les Vinarès sont de Séville.
Mon compliment. Je suis étranger et me rends chez le seigneur don Juan.
LE PASSANT
DON J U A N
Précisément. Pourrais-tu m'indiquer son palais ?
LE PASSANT
Si vous V attendez l'hospitalité, mon bon seigneur, vous risquez de coucher à la belle étoile ! Quand la mort entre dans une demeure, elle n'emporte pas que des corps, et l'abandon, cette autre mort, perce jusqu'aux murailles et met partout des ruines. Le vieux don Diègue n'est plus, son fils, don Juan, a disparu. Les hiboux, hôtes de la nuit, habitent maintenant leur demeure. Et c'est justice.
(Il se signe.)