ACTE IV, TABLEAU 1, SCENE II III
Miséricorde !
LE PASSANT
Oui. Ce don Juan, dont l'àme appartient au diable, a attiré tous les malheurs sur sa maison. Son père est mort de désespoir en le maudissant.
PERD RI GO, à part.
Les enfants qui laissent mourir leurs parents sans leur assistance, méritent d'être maudits.
Y a-t-il au moins quelque femme à Séville qui se souvienne de don Juan et qui le regrette ?
LE PASSANT
Il y a celles qu'il a fait mourir de honte.
Que la peste t'étoufFe, noir passant,, battant de cloche funèbre. Don Juan d'Armana est de mes amis et je ne souffre pas qu'on en médise.
{Il le rosse i)
LE PASSANT, en i'echjpp.int.
En effet, vous devez être de ses amis. On se souviendra, soyez tranquille.
DON JUAN. — PERDRIGO. —Une jeune FILLE coitdiiisaiil un enfant.
Le méchant drôle !
PERDRIGO
Oublions-le, — le mieux est toujours d'oublier ce qui nous rappelle quelque désagrément ; — et gagnons enfin votre palais. Nous verrons bien s'il n'est plus en état d'abriter d'honnêtes chrétiens.
DON J U A N
Personne ne me reconnaît ! Je me sens triste !
Apercevant une jeune fille conduisant un enfant par la
VI a in.
Ah! cette jeune fille... peut-être! Les