‹ Don Juan d'Autriche, ou, La vocationChapitre 168 sur 182 · tome v · texte numérisé non relu

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toutes les bouches , dont les bienfaits vivent dans tous les coeurs. Xe fut-il plus qu'une ombre , il sortirait du tombeau pour defendre contre vous son sang et le votre.

Philippe ii , s'elancant vers la table , ou il prend la plume et la liste.

Ah ! e'en est trop.

DON QUEXADA.

Ecrivez, Sire, ecrivez ; tuez le vieillard : il ne vous est plus bon a rien ; mais epargnez le jeune homme, qui a une existence entiere a vous sacrifier, un cceur de vingt ans a devouer au service de son roi et de son pays; qu'il vive. lui , ou s'il doit mourir, que ce soit pour vous et non par vous. C'est votre frere ! (Setrainant a genoux jusqu'au fauteuil du roi.) Oui , c'est votre frere !... Ah ! Sire , un roi a si peu d'amis fideles ! peut-il volontairement se priver du devouement d'un frere ?

Relevez-vous , vieillard ; vous etes encore tout pale de votre courage. (Apres une pause.) Je ne m'engage a rien envers don Juan ; mais si je lui laisse la vie. et j'en doute , ce sera pour qu'elle s'eteigne dans les austerites. Je vous

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