ACTE I , SCENE I. II
DON QUEXADA.
Eh ! que ne lui rappelais-tu plutot les grandes choses du dernier regne?
DOMINGO
J'ai craint que le nom de Francois Ier ne vint a le rejeter dans toutes ses fantaisies militaires.
DON QUEXADA.
Francois Ier est done touj ours son heros?... (Apart.) C'est une singuliere idee dans un fils de Charles-Quint. (A Domingo.) Ensuite?
DOMINGO
II s'est couche , comme de coutume , a la nuit tombante ; il a repose d'un sommeil aussi calme que sa conscience ; etj'ai su le lendemain qu'il n'avait eu que des reves qui auraient fait honneur a un solitaire de la Thebaide.
DON QUEXADA.
Tu me combles de joie. J'espere que le vieux Raphael , qui dort deja, me fera aussi demain un rapport favorable. II y a six mois, Domingo, quand don Juan menacait de se porter avec tant d'ardeur vers tout autre chose que son salul , qui nous eut dit que nous arriverions a cetlc conversion miraculeuse? C'est un chef-dVmi <■ d'education. Donne-moi les cles.
DOMINGO
Les voici toutes ( a part ) j mais je garde la bonne.
DON QUEXADA.
Maintenant il ne peut plus sortir sans ma permission.
domingo, a part.
3Iais il rentrera avec la notre.
don quexada, lui donnant de l'argent.
Domingo , voici pour tes pauvres et toi.
DOMINGO
Pour moi et mes pauvres , si vous le permettez.
DON QUEXADA.
C'est de droit. Prends aussi, Gines , et va te coucher.
GINES.
Je vas me coucher.
DON QUEXADA.
Si jamais celui-la parled'abondance!...