ACTE II . SCENE I
niais il est aussi aimable qu'il est. teudre , brave comme les Machabees; et depuis notre voyage a Madrid , je sens plus que jamais qu'il vous faut un prolecteur.
DONA FLORINDE
Ce voyage , c'est toi qui l'as voulu.
DOROTIIEF.
Sans doute, afin de rentrer, s'il etait possible, dans les soixante mille doublons pretes a 1'empereur Charles-Quint par votre pere , et pour lesquels il n'a jamais recu qu'un beau remerciement.
Que pouvions-nous esperer? n'a-t-il pas ahdique , Tempereur ?
DOROTHEE.
Sa couronne , je le veux bien , mais ses dettes?... Ne pourriez-vous pas lui ecrire dans sa retraite ? il aimait votre pere, et, tout moine qu'il est , il serait peut-etre reconnaissant. dona florinde , en riant.
Est-ce qu'un moine s'occupe des choses de ce monde ?
dorothee , anangeant la guhlande qui est sur la ItHc de Florinde.
Dieu ! les jolies fleurs ! leurs boulons soul
70 DON JUAN DWUTRICHE.
aussi i'rais que ceux de nos citronniers d'Andalousie.
DONA FLORINDE
Mais ils sent faux . Dorothee.
DOROTHEE.
Taut mieux? ils passeront moins vite.
DONA FLORINDE
Faux com me mon nom , comme mon titre , comme les hommages que je rends a Dieu , dans les temples des chretiens.
DOROTHEE.
Vous pouvez faire sans honte ce que le noble Ben-Jochai , votre pere, a fait avant vous. Je dis noble , paree qu'il l'etait de coeur ; mais , Espagnol a Peglise , sous le nom de Sandoval , juif chez lui , sous le sien. il sut vivre en paix avec requisition sans se mettre en guerre avec le dieu d'Israel. Je maintiens qu'il fit loin d'abjurer ainsi ; il en fut quitte pour une restriction mentale.
DONA FLORINDE
Tromper celui qu'on aime !
DOROTHEE.
Encore cette idee !
DONA FLORINDE
Toujours ! toujours ! pres de lui. loin de lui.