‹ Don Juan tenorioChapitre 41 sur 127 · Première partie. — Acte second · texte numérisé non relu

Première partie. — Acte second

Bien, Ciutti. Tandis que Séville repose tranquille, et dort en me croyant en prison, j'ajoute deux autres noms à ma liste si nombreuse. Ah! ah!

Senor....

Quoi?

Taisez-vous.

CIUTTI

CIUTTI

Qu'y a-t-il, Ciutti ?

CIUTTI

En doublant le coin, j'ai vu un homme à cette fendre grillée près d'ici.

C'est la vérité; l'aventure alors n'en est que meilleure : et serait-ce lui ?

CIUTTI

Qui?

Don Luis.

CIUTTI

Impossible.

Allons donc ! Ne suis-je pas ici, moi ?

CIUTTI

Il y a une différence entre lui et vous.

Je crois, Ciutti, que voici la preuve : on aperçoit là bas une dame, à travers la grille-

CIUTTI

Une servante, peut-être.

C'est ce qu'il importe de voir, parbleu : Ne perdons pas l'occasion ni ma réputation. Attention Ciutti ! Tu vas te glisser avec quelques-uns des miens par cette rue, comme si vous étiez une ronde, et faire, en l'inspectant, tout le tour de la maison.

CIUTTI

Mais dans ce cas, elle fermera la fenêtre.

Eh bien ! de cette façon, elle ignorant tout, et lui pris, le champ nous restera libre.

CIUTTI

Vous dites bien.

Cours, et arrête-le, car c'est en quoi consiste la victoire.

CIUTTI

Mais si le truand fait résistance ?

Alors, fends-le en taille.

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