‹ Don Luis de Góngora y ArgoteChapitre 15 sur 49 · XXX. Qu'avec les ruffians Aux plumes superbes · texte numérisé non relu

XXX. Qu'avec les ruffians Aux plumes superbes

Vous montrant harpies, Vous vous fassiez grues ;

XXXI. Que vous n'enterriez Vos goûts en capuces ; Et que vous, les bonnes Aimiez les bonnets.

LETRILLA

Avant 1593.

En tout honneur, mère chérie (Tout le reste n'est que sottise), Avantages de seigneurie Et œuvres de paternité!

I. Quoique ma jeunesse, madame, Soit bien éloignée encore Des désillusions d'âge mûr Et d'une retenue austère, Écoutez la résolution Que le temps m'inspira, depuis Qu'au marquis vous m'avez donnée Et qu'à Fray Garcia, je m'offris.

En tout honneur, mère chérie...

XXXI, v. 3. Textuellement : les « jolies ». Mais il fallait tenir compte du jeu de mots qui unit la fin des deux derniers vers.

XXXI, v. 4. C'est-à-dire que ces demoiselles doivent, préférer aux moines (portant la capuce) les clercs (portant le bonnet).

- POÈMES DE DON LUIS DE GÓNGORA

IL Des narcisses qui, les pauvrets, Pour payer, donnent leur visage, Vrais cavaliers soldant ma faute En montrant les fers des chevaux, Ganymèdes en bienséances, Amoureux jeunes et bellâtres, Ce n'est pas pour ceux-là, je crois, Que Votre Grâce m' éleva.

En tout honneur, mère chérie...

III. Des Rolands, amoureux d'abord, Qui, plus tard, deviennent furieux, Gens belliqueux en temps de paix Qui rengainent quand vient la guerre, Avec leurs moustaches cirées, Leur bouterolle astrologique, Puissé-je, ô Dieu, n'être jamais La bru de la sœur de leur tante !

En tout honneur, mère chérie...

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