V. Des poètes caraméliques
Pour lesquels la beauté ne cesse D'être le nid ou le carquois Où Cupidon garde ses flèches, Me donnent des chansons habiles ; Mais ce don ne vaut pas plus que Gaspiller raisons en Guinée Ou bien des croix en Barbarie.
En tout honneur, mère chérie...
VI. Il me suffit d'un grand seigneur Et d'un moine grave et puissant.
Que le vent emporte les autres (S'il consent à les emporter) ; Que l'on massacre leurs chevaux, Que l'on poignarde leurs personnes, Qu'on chante leurs tierces et nonnes Et qu'on exalte leurs chansons !
En tout honneur, mère chérie...
VII. Je réserve pour ces deux seuls Et mon amour et mes plaisirs, Maman, l'un d'eux pour sa richesse,
POÈMES DE DON LUIS DE GÔNGORA
L'autre pour son activité.
Le moine est vraiment de mon goût, Le marquis m'emmène en voiture ; Donnons à l'un des deux la nuit ; A Pautre, donnons la journée.
En tout honneur, mère chérie (Tout le reste n'est que sottise), Avantages de seigneurie Et œuvres de paternité!
LETRILLA
C'en est assez, petit aveugle mon frère, Cen est assez.