POLYPHÈME
Au comte de Niebla.
Celles-ci, que me dicta, rimes sonores,
Cultivée, quoique bucolique Thalie,
(0 ! noble comte) aux heures empourprées
Où est rose l'Aurore et incarnat le Jour,
A présent que de lumière tu dores ta Nuée,
Écoute-les, au son de mes pipeaux,
Si déjà les remparts ne te voient de Huelva,
Peigner le vent, fatiguer la forêt.
fH Sir. I, v. 5. Ta Nuée : « Tu Niebla » ; l'auteur suppose que le comte de Niebla habite en ce moment le village qui porte son nom, qu'il l'illustre de sa présence, ce qu'il exprime très poétiquement en un précieux jeu de sens où il représente le brillant seigneur dorant de sa lumière, ainsi que le soleil, la grisaille des nuées.
V. 7, 8. Si en chassant, tu n'es point parvenu déjà jusqu'auprès des remparts de Huelva.