SCÈNE IV
L'ALCADE, UN officier, pu» DAME BËRARDE.
UN OFFICIER Tenant du fond, et s’adressant à l'atcade au moment où il rient d’ouvrir sa porte et va entrer cbei lui.
Pardon, seigneur alcade.
. L'alCaDE, ressortant.
Ah! c'est vous, Rodriguez. Qu'ya-t-ü de nouveau à la maison de ville?
l'oeficier.
Le conseil vient de s’assembler et vous mande auprès de lui pour vouV communiquer un message du roi.
l’alcade.
Juste au moment de souper ! C'e.st fait pour mot !
l'officier.
C’est un nouvel édit qu’il faut publier par la ville' avant la ^ nuit tombée. .
l'alcade.
Encore !.. Ces jeunes rois se figurent qu’ils ont tout à réformer et que rien ne marchait avant eux. Allez , Rodriguez, je vous suis dans un instant. (AlUat à ta porte et appelant pendant que l’officier sort.) Daiuc Bérai’de!.. Je parie qu’elle est encore assoupie dans quelque coin, (criant.) Dame Lié... (La voyant qui entre en se frottant les yeux.) Qu’est-ce que je disais?.. Elle dort à moitié.
* BBRARDE
On dormirait à moins. Tenir compagnie tout le jour à une jeune niaise qui ‘ne fait que chanter s<m pays, les étoiles, les hirondelles et anlns sottisi'S ; la mut, se lever toutes les heures pour faire des rondes, savoir pourquoi les chiens grognent, si vous croyez que ce soit une existence de chrétienne!..
l’ai.cade.
Vous n’avez pas sommeil pour grommeler. Allons, prenez CCS fruits,' porlez-les à ma chère Nérédha. On me mande au