PARTIE U, CB&P. XXVlfl
«cuyw, etebangèreatdeconversatioa. < Ya-t-il loDgteinps.demwida la duchesse, qHe le chcTaliei des Lioos n'a eu de nouvelles de madame Dulciaée? Lui a-^il envoyé depuis peu quelques guerriers, quelques géantsïaincus?— Madame, répondiDe héros, vous rouvrez une plaie profonde. C'est en valu que plusieurs géants, plusieurs guerriers abattus ont reçu l'ordre de moi d'aller trouTer Dulcinée. Comment pourront-ils la reconnaître ? F.Ue est enchantée, madame ; elle esttout à coup devenue une laide paysanne. — INon pas aux yenx de tout le monde, reprit Sancho ; car jel'ai toujours vue fort belle, surtout fort gaillarde et très-leste. Je vous réponds, madame la duchesse, qu'elle voussaitie nue bourrique plus légèrement qu'un chat snr une lab\e, et qu'il n'y a pas de danseur de corde qni fesse aussi bien la cabriole. — Vons ravEZ^douc vue enciiantée? demanda le duc à Sancho. — Si jel'ai vue, monseigneur! c'est de ma façon qu'elle l'est, c'est<ii-dire que c'est moi (]ui ai découvert le premier ce malheureux eDcfaaatemeot. >
Jusque-là l'ecclésiastique, à qui les géants, la chevalerie et Dulcinée déplaisaient beaucoup, a'^ait assez bien contenu ; mais, comme il était colèie, et qu'il ne pouvait souffrir les amuseinenls des autres quand il ne s'amusait pas, il fina sur le duc des yeux irrités : ■ Hoose^neut, dit-il d'une voix sévère, votre wicdlence rendra compte à Dieu du coupable plaisir qu'elle se donne- Comment voulez-vous que ce pauvre fuu que vous appelezdonQniehotte ne devienne pas cent fois plus fou lorsqu'il voit votre excellence partager son stupide délire, et répondra de sang-fn»d aux extravagances qu'il dit? £1 vous, malheureux imbécile , qui ne voyez mêoie pas que l'on se moque de vous, pouvez-Tous croire de bonne foi que vous êtes chevalier eiraai; que votre Dulcinée est enchantée; que vodb avez vaincu pour diedes gémis, et toutes les autres sottises dont vous nous ennuyez depuis une heure î En eonuaissez-imia des chevaliers errants? Y B-t-il des géants en Espagne? Les Dulcinées endiantées sont-elles communes dans votre pays? Crejez-nm , retonmei chez vous, regagnez votre maison ; allez élever vos enfants et faire valoir voire bien, sans courir le monde eomme un vagabond, eu donnant à rire aux passants. •
Hotrehéros,attentif,écouUjusqu'auboutlefoaga«ixe(
aqmi-l h, GoOgW
376 DOK QUICBOTTI.
tique. Dès qu'il eut fini sod discours, attachant snr lui des yeux enflamniés, selevantdebonl, tremblant de fureur, et d'une voix
altérée : > Monsieur, lui dit-il ■ Mais cette réponse vaot seule
un chapitre.