CHAPITRE XLVni
• — Hélas 1 monsieur, répondit le curé, nos romans sont bien éloignés de ressembler à ce que vous dites ; mais n'est-ce pas an penla faute du public, qui les applaudit comme ils sont? Tous pailieEtout àl'^beuredela comédie : n'est-ce pas ce même public qw a tout à &itperdnnotrethéAtreespagnol? théâtre qui aurait pu Bons élerer an-dessus des autres nations. Rappelez-vous trois de nos pièces, {'Isabelle, la PhiUs , V Alexandra ; elles sont dans les règles de l'art ; elles nous annonçaient l'aurore de la saine littérature et du bon goût des anciens. Comparez-les à ceBes d'à présent , oii le vulgaire court avec tant de plaisir. Dans eelles-ci point d'unité, point de suite, point dérègles : nos auteurs ne se souviennent pins que la comédie doit être un miroir de la vie humaine, doit nous représenter les hommes tels qu'ils sont, nons peindre les mœurs, les usages, les ridicules, les vices, et corriger en amusant. Ils ne songent qu'à compliquer des intrigues entortillées , à presser, entasser sans choix érénements SBF éFénements , et souvent à bobs présenter des àtuatioas peu décentes. Ils ne se font aucun scrupulede placer la première journée en Europe , la seconde en Asie , la troisièmi en Afrique ;