PARTIS II, CBAP. XIX. SU
nts Ji^s.Od applaudit à soBsuoeëi.Qiiiaerie, à fâiurvrtBm 'le son trouble, de su suqtrise, ne pouvait, malgré ses efforts, dissimuter sa rive joie. Quelques-MK, plus scnipuleuxi où pewtéire humibcs de s'être taîué tromper, ayailt osé dire qae le mariage était nul , comme contracté par une baude, Qyitterie ne put «e coDiair plus loBgteraps, et s'écriad'uae *aiz éouie^'eUe le ooDfirmait de nouveau.
A ce mot Gamache, furieux, ses parents, ses amis, ses valets , mettent l'épée à la main , et veulent fondre sur Basile. Mille autres épées le défendent, et don Quichotte, la lance en arrêt, vole à la tête de ses défenseurs. Sancho, qui toute sa vie avait abhorré cette manière de se disputer, se réfugia bien vite au milieu des ^andes marmites, es^raU qut ce sanctuaire serait respecté par tous les partis. Les den troupes allaient se charger, loraque doa Qaictiolte , d'une voix terrible , se mK à crier : <> Que prétendez-vous, soldats do riche Gamache? QuoiJ dans les champs de l'hoBneur les géDéraui tes plus fameux, les plus braT», les ptns bahiks, se permettrat les atrataf^mes; et vous votid ries les inler(Unanx amants! Afal que l'amour ait au Hwins les privilcges de la gueire. Quitterie éta^ â Basile , il eut son cœur, il aaa fo(;^est le seul bien qu'il possède su monde; et Gamache eo pwiàde tant d'autresl G«madie, si ridie en troupeaux, oseniit-il voaloir ravir l'iMique brebis du pauvre? Non, Ueu réprouve ees ravisseurs, etcette lance les punit. ■
Ce discours, l'air, le ton, la mine guerrière de notre héros , intimidèrent tons ceoi qui ne le eennussaient pas. Le curé profila de ce moment pour venir prêter la paix; bteatôt Gamache lui-ni£me, réQéchissant qne Qaitterie s'était déclarée pour son rival, voulut lui rendre mépris pownépris, et crut la punir en la laissant heureuse. 11 remit son épée àaae la fourreau, afiecta de dire froidement qu'if était déjà eoisolé, qu'il ■'en voulait plus â Basile , et lui ahandminait sans peine im trésor tropËidleà perdre. Il lit plus; il demanda, pourne point paraître piqué , que les fêtes coatÎDuassent, que les apprêts qu'il avait faits servissent âut nouveaux épmu. Mais Quitterie et Basile n'aeceplèrent point cette inv^ation : ils se retirèrent ensemble â la chaumière de Basile , et fuient suivis de beaucoup di
ISS DON QniCHOTTl.
BWDde ; ear si les ricfaes ODt d«s flatteurs , lei panvres ont des amii. Lei époux amants, avant de partir, placèrent don Quiebolte entre eux deux , lui dounèrent cbacuu le bras, lui prodiguèrent les respects 'et les plus tendres caresses. Saad)o , chagrin d'étreobligéd'abandonner la féteavant de dîner, suivit son maître avec Rossinante et l'âne, retournant souvent ia t£tedu t6té des grandes marmites, et poussant de profonds soupirs.