D. ELVIRE, CARLOS
D. ELVIRE
Ah! Carlos, car j'ai peine à vous nommer marquis,
Non qu'un titre si beau ne vous soit bien acquis,
Non qu'avecque justice il ne vous appartienne.
Mais parce qu'il vous vient d'autre main que la mienne, 630
Et que je présumais n'appartenir qu'à moi
D'élever votre gloire au rang où je la voi.
(ilo. Ou n'aime pas ce mot de hoiitciisr, <jui semble dicté par un mauvais sentiment, pas plus que plus bas :
(( <;et indigne sang ». Mais cette naissance n'est « lionteusc » que rclali veulent aux dignités que Carlos a déjà reçues et aux ambitions qu'il peut nourrir encore. Il ne faut pas oublier f[u'il (Init avoir les senliments et \\n peu les préjuges du milieu où bientôt il j)rendra sa place naturelle.
<i20. Var. :Ne le viens ])oiot troubler. l(jô0-56.) — Rien n'est plus artificiel
(jiie cette sorte de monologue-dialogue.
(j'2C>. Ma véritable reine, la reine future de l'Aragon où il est né.
621). Vaugelas et Ménage autorisaient avccqtie devant une consonne, mais Corneille est un des poètes qui l'emploient le plus rarement au xvii" siècle, et qui ])rérùreut, même devant une consonne, wcc, seul usité de nos jours. \\ a corrigé un certain nombre de vers où nvecqiie était employé. Voyez potirtant le CiJ, 8b7.