‹ DonatienChapitre 18 sur 35 · XX CHAPELLE · texte numérisé non relu

XX CHAPELLE

le rivage j fut regardée comme un témoignage du ciel en faveur de cette version ; et la question fut soumise au chapitre de Guérande, de savoir si les trappistes de Merkel pouvaient continuer d'habiter leur monastère profané par Satan, ou si ce monastère devait être condamné et déserté par eux.

Il fut décidé, après mûres délibérations, que le couvent serait, non seulement déserté, mais encore démoli jusqu'aux fondemens. La sentence fut exécutée à la lettre ; et avec les matériaux résultant de cette démolition, leshabitans du pays, moins scrupuleux que les trappistes , bâtirent le village de Kerkabelec et le bourg de Mesquer.

Ainsi fut détruit le couvent de Merkel. Ce fut seulement lorsqu'il n'en resta pas une pierre, que les moines émigrés et le chapitre de Guérande apprirent que le diable-femme et le frère enlevé, n'étaient autres que mademoiselle Marguerite de de Kersac et le baron de Kéroland , son fiancé.

Ce dernier, comme il l'avait prévu, fut relevé

202 IA CIIAPELLE.

de ses vœux par le pape , et devint le plus heureux des maris après avoir été 1<> plus malheureux des moines. Ses bons IV rent les Irais de

son équipée , dont ils furent qiûttes par la perte de leur couvent et par la dépense de cent messes qu'ils avaient dites charitablement [tendant deux mois pour le i*epos d<> l'aine du frère Jérôme.

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DE SORLOGES.

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